SIEVERS Max

Par Jacques Droz

Né le 11 juillet 1887 à Berlin, assassiné le 17 janvier 1944 à Brandebourg ; publiciste libre penseur antinazi.

Employé de commerce, Max Sievers vint de bonne heure au SPD, passa par l’USPD et le KPD, pour revenir en 1928 au SPD. Il était président de la Société de libre pensée (Verein für Freidenkertum) qui comptait 600 000 membres en 1930 et dont il plaça les capitaux en Suisse et en Belgique. Ayant été pris en 1933 sous sur­veillance policière, il s’enfuit en Suisse où il publia le Freidenkender, Das freie Deutschland et une correspondance privée, l’lnformationsbrief Sievers-Korrespondenz (SIKO) qui le mit en relation avec les groupes de la gauche socialiste, no­tamment Neu Beginnen. Il réclama d’abord la constitution contre le nazisme de conseils révolutionnaires ; puis, à partir de 1935, il se rapprocha dans sa revue Freies Deutschland du socialisme populaire et corporatif que professaient Sollmann et Strasser. Après avoir voyagé en Europe et aux États-Unis où il mit les ca­pitaux de la Société de libre pensée au service de l’émigration, il fut arrêté en 1940 en Belgique et remis aux autorités françaises. Après une double évasion, il fut fina­lement victime d’une dénonciation et condamné à mort par le Volkstribunal.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article216901, notice SIEVERS Max par Jacques Droz, version mise en ligne le 23 juin 2020, dernière modification le 28 mai 2020.

Par Jacques Droz

ŒUVRE : Unser Kampf gegen das dritte Reich. Von der nazistischen Diktatur zur sozialistischen Demokratie, 1939. — - Betrachtungen zum Kriegsverlauf, 1940.

SOURCES : W. Rœder, Die deutschen sozialistischen Exilgruppen in Grossbritannien 1940-1945, Hanovre, 1968. — J.C, Kaiser, « Max Sievers in der Emigration 1933-1941 », in întemationale wissenschaftliche Korrespondenz zür Geschichte der Arbeiterbewegung, 1980. — Durzak, op. cit. — Rœder et Strauss, op. cit.

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