SPIER Samuel

Par Claudie Weill

Né le 4 avril 1828 à Alsfeld (Hesse), mort le 9 septembre 1903 à Francfort ; militant lassallien, membre de l’Internationale.

Fils d’un commerçant, étudiant à l’Université de Giessen, muni d’une assez grosse fortune, Samuel Spier fut professeur dans une école privée de Wolfenbüttel où, bien qu’il eût été attiré d’abord par les idées de Schulze-Delitzsch, il se convertit au socialisme par la lecture de Lange et de Lassalle. fi. s’associa en juillet 1867 au mouvement dirigé par Bracke à Brunswick et adhéra à l’ADAV. fi ne tarda pas à s’y opposer aux tendances dictatoriales de Schweitzer et au congrès d’Elberfeld-Barmen en mai 1869, il s’abstint lors du vote de confiance à son endroit. La tentative de « coup d’État » de Schweitzer l’amena à se retirer avec Bracke de la formation Iassallienne et à participer aux côtés de Bebel et de Liebknecht au congrès d’Eisenach. A l’automne 1869, il se rendit au congrès de l’Internationale à Bâle où il avait été mandaté par la section de Brunswick-Wolfenbüttel de la Sozialistische Arbeiterpartei et où il prit position pour la collectivisation des terres et des biens de production, vote qui fut confirmé l’année suivante au congrès du parti à Stuttgart. Entre temps, Spier avait rendu visite à Marx à Hanovre, avec une délé­gation de Brunswickois, pour discuter des affaires intérieures du parti. A la suite du manifeste de Brunswick (septembre 1870), il fut arrêté et conduit à la forteresse de Boyen, en Prusse orientale et condamné à plusieurs mois de prison lors du procès de haute trahison qui lui fut intenté à Brunswick. Redevenu professeur à Francfort après sa libération, il se retira entièrement de la vie politique pour s’intéresser ex­clusivement au mouvement coopératif.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article216912, notice SPIER Samuel par Claudie Weill, version mise en ligne le 23 juin 2020, dernière modification le 28 mai 2020.

Par Claudie Weill

SOURCES : O. Eckert, « Samuel Spier und die Internationale Arbeiter-Assoziation », in Archiv für Soziaigeschichte, t. IV, 1964. — U. Engelhardt, « Nur vereinigt sind wirs tark. »Die Anfänge der deutschen Gewerkschaftsbewegung 1862/63 bis 1869/70, Stuttgart, 1977. — Lexikon, op. cit.

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