POUJOL François, Philippe

Par Jean-Marie Guillon

Né le 23 novembre 1910 à Sauve (Gard), abattu le 1er juin 1944 aux Mages (Gard) ; ouvrier mineur ; résistant.

Fils de Léopold Poujol et de Marie Bourguet, marié à Élise Crès, père d’un enfant, François Poujol était mineur de charbon et résidait à Larnac (commune des Mages). Il fut piégé le 1er juin 1944 par cinq ou six soldats français de la 8e compagnie Brandebourg, se faisant passer pour des hommes du maquis Bir Hakeim. Ces soldats appartenaient au groupe civil du détachement (dit "la bande des Parisiens" ou "bande à Harry") qui était installé à l’hôtel du Luxembourg à Alès (Gard). La spécialité des groupes civils de cette unité de l’armée allemande était de tromper la population et les résistants. Les cinq hommes circulaient à bord d’une Peugeot 102 noire. Ils se présentèrent au domicile de François Poujol, s’entretinrent avec lui, se firent donner à boire et à manger, puis fixèrent rendez-vous dans l’après-midi, à 15 heures à La Vivaraise, à Poujol et à Émile Dominé, mineur lui aussi, qui était arrivé entre temps. Les deux camarades de travail partirent à bicyclette. Leurs corps furent retrouvés en bordure de la RN 104, en direction de Saint-Ambroix (Gard), leurs bicyclettes étaient non loin. Ils avaient été abattus à coups de mitraillette et de pistolet automatiques
Le même jour, les hommes de la Brandebourg (couramment désignés comme Waffen SS, ce qu’ils n’étaient pas) arrêtèrent l’instituteur Gustave Nouvel, trompé lui aussi et conduit au fort Vauban, puis exécuté au Puits de Célas le 9 juin.
Une stèle a été édifiée sur les lieux de l’exécution de Domine et Poujol, sur le bord de la RD 904 (ex RN 104), entre Les Mages et Saint-Ambroix. Elle porte l’inscription suivante : "Ici sont tombés deux communistes". Le nom de François Poujol figure sur le monument aux morts des Mages. Il a reçu la mention "mort pour la France".

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article217439, notice POUJOL François, Philippe par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 23 juin 2019, dernière modification le 3 novembre 2020.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCE : Arch. dép. Gard 3 U 7 268 (dossier Thomas) et 451 (dossier Jean Danflou). MemorialGenWeb consulté (André Balent), le 4 janvier 2020.— Note d’André Balent..

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