CHALETZKI Marc [pseudonymes dans la résistance : Cavel, Fabas]

Par Eric Panthou. Compléments par Geneviève Launay

Né le 4 avril 1924 à Paris (ex Seine), XII° arr., mort au combat le 16 août 1944 à Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire) ; radio-électricien ; évadé du STO ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et Mouvements Unis de la Résistance (MUR).

Fils de Moïse Chaletzki, né le 11 avril 1896 à Ekaterinoslav (Russie), aujourd’hui Dnipro (Ukraine), électricien, et de Clara Mendel, née à Brăila (Roumanie) le 22 janvier 1900, couturière, Marc Chaletzki appartenait à une famille d’origine juive et habitait 14 rue Saint Simart à Paris XVIII° arr.
Il était radio-électricien et célibataire. Il fut adopté par la Nation suite à un jugement rendu le 3 février 1943 par le tribunal civil de la Seine.
Il se réfugia en Auvergne à une date qu’on ignore et habitait vraisemblablement Billom (Puy-de-Dôme). Il fut embauché à la scierie Pottier à Billom, qui fut un des principaux lieux de recrutement de réfugiés de l’Est (Lorrains, Alsaciens, Juifs), de réfractaires du STO avant de devenir un lieu de recrutement des Résistants dans ce secteur, jusqu’à une rafle du 16 novembre 1943 qui entraîna l’arrestation des personnels encore en poste.
Son dossier d’homologation FFI indique une intégration au sein du Mouvement « Combat » à partir du 16 décembre 1942 jusqu’au 10 octobre 1943. Il relevait alors des MUR dont le responsable était Adrien Pommier, dit Arthur, l’un des pionniers de la Résistance en Auvergne. Marc Chaletzki fut nommé le 8 septembre 1943 aux fonctions de sergent-chef par le chef d’arrondissement.
Arrêté pour STO le 10 octobre 1943, il s’évade le 17 octobre 1943. Son action dans la Résistance se fera dorénavant dans le secteur de Brioude à partir de cette date.
Il rejoint le Maquis le 30 mai 1944 et y agira jusqu’à son décès. Il était membre de la 35e Compagnie puis de l’État-major de la Zone 7. Au sein de la 35e Compagnie, son cantonnement était à Venteuges (Haute-Loire), son chef, Collange alias Nombres. Il a ici participé à des sabotages, à la défense du réduit de Saugues-Venteuges, au combat de la Vachellerie près de Saugues le 10 juin 1944.
Après dispersion de la compagnie, il passa à l’État-major de la zone 7 le 12 juin 1944. Le 10 juillet 1944 il est nommé à Saint-Beauzire (Haute-Loire) aux fonctions d’agent de liaison (même grade) par le Commandant EM 7 Maurin dit Cobra.
Le 16 août 1944, un groupe de maquisards de la Haute-Loire attaque un lourd convoi allemand à proximité de Brioude. La section Pierre Louis, à laquelle appartenait Marc Chaletzki, fut volontaire pour attaquer la colonne à Bard. En raison des forces en présence totalement disproportionnées mais aussi d’une attaque précipitée, le bilan fut lourd avec 22 morts du côté des Résistants à Bournoncle-Saint-Pierre. Nombre de blessés ont été achevés.
Marc Chaletzki figure parmi les victimes. Il a été reconnu "Mort pour la France", homologué FFI. Qualité RIF reconnue à partir du 16 décembre 1942, décision en date du 13 mai 1948.
Il fut inhumé en premier lieu à Bournoncle-Saint-Pierre le jour de son décès.
Son nom figure sur monument commémoratif à Bournoncle et sur le monument commémoratif de Billom (Puy-de-Dôme). Sa mère habitait toujours 14 rue Simart à Paris, XVIII° arr. après-guerre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article217507, notice CHALETZKI Marc [pseudonymes dans la résistance : Cavel, Fabas] par Eric Panthou. Compléments par Geneviève Launay, version mise en ligne le 24 juin 2019, dernière modification le 27 août 2021.

Par Eric Panthou. Compléments par Geneviève Launay

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 117167. Dossier résistant de Marc Chaletzki .— AVCC Caen, AC 21 P 41210. Dossier Marc Chaletzki (nc) .— Mémorialgenweb .— http://www.adrienpommier.com/. — État civil Paris.

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