LÉWITANSKY Lazare, écrit aussi LÉWITANSKI et LÉVITANSKI

Par Eric Panthou

Né le 28 décembre 1919 à Paris (ex Seine) XII° arr., mort au combat le 1er février 1944 à Marcolès (Cantal) ; ferblantier à Paris ; réfugié Juif en Auvergne, résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI)

Fils de Hochim Leib, et de Anna Manine, couturière, Lazare Léwitansky, parfois orthographié Lévitanski et son frère jumeau Salomon étaient originaires de Paris. Leurs parents, immigrés d’Odessa, étaient en France depuis 1912. Leur père, Naoum, engagé dans l’armée française en 1914, avait combattu sur tous les fronts jusqu’en 1918. Il habitait 240 rue Vaugirard à Paris, XV° arr. et exerçait la profession de tailleur puis ferblantier.
En juin 1940, il était soldat dans le 209e régiment d’artillerie lourde de Châteauneuf (Côte-d’Or), actuelle Châteauneuf-en-Auxois. Du 25 septembre 1940 au 7 février 1941, il participa aux Chantiers de Jeunesse, n° 37, 5e Groupe, 42e Équipe à Gap (Hautes-Alpes).
Tous les deux rejoignirent la Résistance alors qu’ils habitaient Aurillac (Cantal) où ils s’étaient réfugiés sous l’Occupation.
Il travailla chez Delécluse à Aurillac, et pendant la durée de ce travail fait de la résistance civile dans la trentaine d’Aurillac, chefs M. Gaillard dit Gilardon et M. Tricot dit Charles. A rejoint le maquis le 6 août 1943, a été dirigé par la suite sur l’Enseigne, a été tué à l’Enseigne le 1er février 1944 à Marcolès (Cantal) lors d’une attaque effectuée par une colonne allemande venant d’Aurillac

Avec 18 autres maquisards, ils s’installèrent en janvier 1944 dans les baraques de l’Enseigne, près du village de Marcolès (Cantal). Ils furent bientôt repérés par deux bûcherons qui les dénoncèrent. L’expédition contre le maquis fut menée par les troupes allemandes seules, néanmoins, les services de renseignements de la Résistance eurent vent d’une prochaine expédition et soupçonnèrent qu’il s’agissait de l’Enseigne qui était visée. Les hommes furent prévenus le 31 janvier au soir de quitter les lieux, mais décidèrent d’attendre le lendemain. Ce fut trop tard car l’attaque du Maquis de L’Enseigne, par la Milice et les Allemands à Marcolès eut lieu ce lendemain matin.
Une enquête fut menée pour déterminer si les hommes tués l’avaient été au combat et leur corps ensuite brûlés, ou s’ils avaient été blessés au combat puis exécutés sommairement avant que leur corps soit brûlé. Dans le second cas, leur mort relevait des crimes de guerre. L’enquête de gendarmerie pencha pour la première hypothèse, mais sans certitude.
Jean Favier indique pour sa part que 4 furent tués au combat et deux autres furent exécutés après s’être rendus. On ignore qui.
Son nom figure sur la stèle de l’Enseigne à Marcolès. Sur la plaque en hommage aux deux frères jumeaux au cimetière de Marcolès, figurent leurs portraits mais aussi leur nom, orthographié Lévitanski.

Il a été reconnu "Mort pour la France".
Certificat d’appartenance aux FFI, le 14 juin 1948
Lazare Léwitanski a servi dans les FFI dans : Cantal, maquis de l’Enseigne du 6 août 1943 au 1er février 1944. Le 1er février 1944 Lazare Léwitanski a été tué lors d’une attaque effectuée par une colonne allemande venant d’Aurillac
Grade FFI : 2e classe

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article217520, notice LÉWITANSKY Lazare, écrit aussi LÉWITANSKI et LÉVITANSKI par Eric Panthou, version mise en ligne le 25 juin 2019, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Eric Panthou

SOURCES : AVCC Caen, AC 21 P 76042. Dossier Lazare Lewitanski (non consulté) .— SHD Vincennes, GR 16 P 370821. Dossier Lazare Lewitanski (notes Geneviève Launay) .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 523 : crimes de guerre, Marcolès .— Jean Favier, Lieux de Mémoire et Monuments du souvenir, Cantal, 1940-1944, Aurillac, Association des Maquis et Cadets de la Résistance du Cantal, 2007, 208 p. .— État-civil Marcolès et Paris.

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