DUBOIS Alfred, René

Par Eric Panthou

Né le 1er janvier 1923 à Cazouls-lès-Béziers (Hérault), exécuté sommairement ou tué au combat le 1er février 1944 à Marcolès (Cantal) ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Fils de Alfred, Philippe, 25 ans, cultivateur, et de Maria Françoise Grau, 27 ans, sans profession, Alfred Dubois habitait Cazouls-les-Béziers. On ignore les circonstances qui l’amenèrent à rejoindre la Résistance dans le Cantal.

En janvier 1944 il rejoignit le maquis de l’Enseigne, à Marcolès dans le Cantal. Ils sont une quinzaine de maquisards à agir en collaboration avec un groupe plus important, installé dans un terrain destiné à des parachutages. Ils bénéficient de l’aide de tous les paysans des fermes environnantes. Le maquis de l’Enseigne fut repéré par deux Français qui travaillaient comme bûcherons dans les bois voisins. Dans un bar d’Aurillac, les bûcherons font la connaissance d’une femme surveillée par les maquisards d’Aurillac, de quelques Allemands et d’un milicien.
Le 27 janvier 1944, la femme et le milicien, viennent au camp par le car, pour s’assurer de la présence des maquisards et de la disposition des lieux. Le 1er février 1944, au petit matin, une cinquantaine d’Allemands les attaquent. Sur 18 jeunes, 4 sont tués, 2 faits prisonniers, dont un jeune réfractaire qui travaillait dans une ferme voisine : Maurice Duval, les jumeaux Lewitanski (Lazare et Salomon), Théophile Weil, Robert Reboul et René Dubois.

Ils ont été brûlés ensemble, dans une cabane : « 6 morts étaient là, en partie calcinés, et pour lesquels les Allemands avaient interdit d’intervenir. La nuit les animaux venaient les manger. Lucien Cassagne, chef de la résistance à Marcolès et fossoyeur, s’occupa de mettre les restes des six corps dans 2 bières, aidé par M.Théron.
Les six maquis reposent ensemble, dans une même tombe, dans le petit cimetière de Marcolès. En 1947, une stèle a été mise en place. Elle porte les noms de : René Dubois, Maurice Dudal, Lazare Lewitansky, Salomon Lewitansky, Robert Reboul, Théophile Weil.

Une enquête fut menée pour déterminer si les hommes tués l’avaient été au combat et leur corps ensuite brulés, ou s’ils avaient été blessés au combat puis exécutés sommairement avant que leur corps soit brûlé. Dans le second cas, leur mort relevait des crimes de guerre. L’enquête de gendarmerie pencha pour la première hypothèse, mais sans certitude.

Il a été reconnu Mort pour la France.

Son nom figure sur une plaque commémorative et sur le monument aux Morts de Cazouls-les-Béziers et sur le Monument commémoratif du Maquis de L’Enseigne à Marcolès.

Le tribunal civil d’Aurillac le 5 mars 1946 déclara constant le décès d’Alfred Dubois et Théophile Weill à l’Enseigne, commune de Marcolès le 1er février 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article217721, notice DUBOIS Alfred, René par Eric Panthou, version mise en ligne le 2 juillet 2019, dernière modification le 16 avril 2021.

Par Eric Panthou

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 193880. Dossier Alfred Dubois (nc) .— AVCC Caen, AC 21 P 173952. Dossier Alfred Dubois (nc) .— SHD Vincennes, — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 523 : crimes de guerre à Marcolès .— https://www.midilibre.fr/2017/08/30/servian-robert-charles-reboul-a-ete-celebre,1553799.php .— https://www.midilibre.fr/amp/2011/08/18/hommage-a-robert-charles-reboul-martyr-de-la-resistance,373436.php .— Yvette Souquières, L’Enseigne 1944, éditions Mairie de Marcolès. Octobre 2010 .— Mémorialgenweb .— État civil Marcolès et Cazouls-lès-Béziers.

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