SUPPER Jean, Georges

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 11 mars 1913 à Dole (Jura), massacré le 15 avril 1944 à Longchaumois (Jura) ; fromager ; victime civile.

Jean Supper était le fils de père inconnu et de Jeanne Supper. Il était marié avec Erménégilda Vomiéro, dont il avait un fils, âgé de sept ans en 1944. Il exerçait le métier de fromager à Grande-Rivière et était domicilié au hameau "Les Chauvins".
Le 7 avril 1944 l’ennemi lança contre les maquis et les populations de l’Ain et du Haut-Jura l’opération Frühling (Printemps) avec des éléments de la 157e division de réserve et de la Sipo-SD de Lyon.
Ceux-ci arrivèrent le 15 avril à Grande-Rivière. Soupçonné de ravitailler le maquis en tant que fromager et sans doute dénoncé, Jean Supper fut arrêté à son domicile à cinq heures du matin et emmené à la ferme Janet où il fut torturé puis à l’école Notre-Dame à Morez et de nouveau battu puis fusillé le long d’un chemin, à Repenty, commune de Longchaumois, avec Lucien Martin, maire de Grande-Rivière,. Son corps fut retrouvé le 18 avril au lieu-dit "Bas de l’Enfer". Le décès fut constaté par Édouard Daloz, docteur en médecine à Morez (Jura).
L’acte fut transcrit le 30 mai 1944 à Grande-Rivière. Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte le 24 mars 1989.
Son nom figure sur le monument commémoratif 1939-1945, à Grande-Rivière (Jura).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article217810, notice SUPPER Jean, Georges par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 6 juillet 2019, dernière modification le 6 juillet 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : François Marcot La Résistance dans le Jura, éditions Cêtre, Besançon, 1985.— Informations transmises par la mairie de Grande Rivière.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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