GERBEC ou GERBEK

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né vers 1920 en Slovénie, fusillé le 3 mars 1944 à Lyon (Rhône) suite à une condamnation à mort ; soldat slovène enrôlé de force et déserteur de la Wehrmacht ; résistant de l’armée secrète au Vercors.

Gerbek était de nationalité slovène et fut enrôlé de force dans l’armée allemande. Il déserta de son régiment de la Wehrmacht cantonné à Gap (Hautes-Alpes). Il entra dans la Résistance à l’armée secrète au maquis de Treminis puis dans le maquis du Vercors début novembre 1943 avec quatre autres déserteurs slovènes de son unité dont Ludvik Oblak et Yvan Gladek et rejoignit le camp de Malleval.
Le 29 janvier 1944 au matin, les soldats du 157e régiment de montagne de la Wehrmacht probablement renseignés attaquèrent le maquis de Malleval avec l’aide de la Milice. Le village fut cerné de tous les côtés à partir des falaises et des pas surplombant le cirque. Le piège se referma sur les maquisards qui furent pris sous les feux croisés des mitrailleuses allemandes. 22 maquisards furent tués et 8 civils déportés dont 5 ne reviendront pas des camps. Le village fut incendié et détruit au trois quarts. Les slovènes se trouvèrent face à d’autres compatriotes restés dans l’armée allemande. L’un d’eux, Ludvik Oblaklin s’écroula dans la neige, touché à la poitrine au pas de " Pré-Coquet". Les autres dont Gerbek et Gladek furent capturés par leur anciens camarades et fouettés. Attachés ensemble Gerbek avec un fusil-mitrailleur sur le dos et Gladek durent redescendre ainsi vers la vallée. Traduit devant un conseil de guerre à Grenoble le 30 janvier, ils furent condamnés à mort et transférés à Lyon, ils furent fusillés le 3 mars 1944.
Gerbek est inhumé avec Rudolf Kleindientz, un autre slovène, dans la tombe 73, à la Nécropole nationale, à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère).
Il obtint la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218041, notice GERBEC ou GERBEK par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 17 juillet 2019, dernière modification le 17 juillet 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Traces d’Histoire Contemporaine, Paul Brulet, Le maquis de Malleval (Isère).— Musée de la Résistance en ligne 1940-1945 L’anéantissement des camps du maquis de Malleval, 29 janvier 1944.— Thierry Pinel, La nécropole de Saint-Nizier du Moucherotte, août 2016.— Sites internet et articles commémoratifs.— Mémorial Genweb.

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