RICHARD André, Roger, Paul

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

Né le 13 avril 1916 à Verrières (Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; clerc de notaire ; victime civile.

André Richard était le fils de Baptiste (né le 22 mai 1879, à Bouresse, Vienne), sabotier, et de son épouse Joséphine Marie Léontine née Dessioux (née le 5 avril 1884, à Verrières, Vienne), couturière. Ses parents s ’étaient mariés le 7 septembre 1907 à Verrières (Vienne).
Il était le troisième d’une fratrie de quatre enfants, Armand (né le 19 mars 1909, à Bouresse), Daniel André Raymond (né le 20 novembre 1912, à Ranton), Marie Louise Lucienne Charlotte (née le 8 septembre 1922, à Verrières).
Le 24 août 1940 à Cieux, il épousa Marie Alice Montazeaud (née le 17 mars 1921, à Cieux), fille d’Antoine Montazeaud* et de son épouse Catherine née Riffaud, nièce de Jean Lavergne* et de son épouse Marie née Montazeaud, sœur de son père, parents d’Antoine Lavergne* époux Louise Raynaud (parents de Gilbert Joseph*). De cette union naquit une fille prénommée Jeanine (née le 12 avril 1944, à Limoges).
La famille Richard était domiciliée au 20 rue de Firmin Delage, à Limoges, avec ses beaux-parents.
André Richard était arrivé avec le tramway du matin le 10 juin 1944, il était venu rejoindre son beau-père dans la famille Lavergne à Theineix, commune d’Oradour-sur-Glane.
« (…) Le beau-frère de Jean, Antoine Montazeau*, est avec eux à la ferme depuis le début de la semaine ; c’est un mutilé de guerre, qui a perdu un œil en 14-18. Son gendre, André Richard*, arrivé ce matin de Limoges par le tramway, est venu le rejoindre. Tous deux doivent repartir le soir par le même moyen. Les cinq hommes sont réunis dans le champ. Ils ont avec eux un attelage, bœuf et charrette, pour ramener du fourrage aux bestiaux. Habituellement, Louise Lavergne, la maîtresse de maison, participe aux travaux des champs, mais, aujourd’hui, elle est restée à la ferme pour préparer du savon et faire la lessive. On mange tard chez les Lavergne, mais il est plus de quatorze heures ; les hommes pensent au marendou (repas du midi) et s’apprêtent à partir. Soudain, des coups de feu claquent : c’est Jacques Boissou qui passe, à quelques centaines de mètres. Il court à toutes jambes, poursuivi par des SS avec une automitrailleuse. Brusquement, le véhicule, renonçant à poursuivre le jeune homme, se dirige vers eux. Les SS font monter les cinq hommes dans leur engin et les conduisent à Oradour où ils seront massacrés avec tous les autres. Ils en ont manqué un, ils en récupèrent cinq... »
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son beau-père, son oncle et cousin par alliance dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son petit-neveu fut brûlé dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son petit-cousin fut brûlé dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
André Richard obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son épouse épousera en secondes noces le 31 mars 1958 à Paris, Henri Marcel Julien Minier, ils divorcèrent le 8 juillet 1976. Elle décède e 28 février 1993 à Paris (XIVe arr.).
Sa fille épousera le 23 juillet 1966 à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), Yves Robert Joseph Albert Duffier. Elle décède le 26 février 2018 à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
Son père décède le 20 mars 1960 et sa mère le 2 avril 1968, à Pouzay (Indre-et-Loire).
Voir Oradour-sur-Glane

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218055, notice RICHARD André, Roger, Paul par Dominique Tantin, Isabel Val Viga, version mise en ligne le 18 juillet 2019, dernière modification le 30 décembre 2019.

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne et de la Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements. — Albert Valade, Oradour, 10 juin 1944, la page de catéchisme, éditions de la Veytizou sarl (p60). — Geneanet-Oradour-sur-Glane.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément