TESSAUD Jean

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

Né le 22 février 1890 à Saint-Martin-de-Jussac (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; ouvrier palissonneur ; victime civile.

Jean Tessaud
Jean Tessaud
crédit : MémorialGenWeb

Jean Tessaud était le fils de Pierre né le 4 mai 1865, à Saint-Martin-de-Jussac et décédée le 21 décembre 1918, à Saint-Junien), et de son épouse Jeanne née Boureau (née le 20 décembre 1863, à Cognac-la-Forêt), colons (métayers) à La Brégère, commune de Saint-Martin-de-Jussac. Ses parents s’étaient mariés le 19 avril 1887 à Cognac-la-Forêt.
Il était le deuxième d’une fratrie de neuf enfants, Marie (née le 15 mars 1888, à Saint-Martin-de-Jussac), Antoine (né le 13 avril 1892, à Saint-Martin-de-Jussac), Louis (né le 28 janvier 1895 et décédé le 15 décembre 1895, à Saint-Martin-de-Jussac), Marie (née le 12 octobre 1896, à Saint-Martin-de-Jussac), Louise Catherine (née le 19 août 1898, à Saint-Junien), Maria (née le 10 mars 1901, à Saint-Junien) épouse de Joseph Gady, Paul (né le 18 septembre 1902 et décédé le 13 avril 1921, à Saint-Junien), Hélène Augustine (née le 29 avril 1905, à Saint-Junien).
Il effectua son service militaire d’octobre 1911 à novembre 1913 et fut promu caporal puis sergent. Mobilisé en août 1914, il combattit dans le 138e puis le 107e RI. Il fut blessé une première fois le 27 septembre 1914 par balle à la jambe gauche puis le 1er août 1918 par un éclat de grenade au bras droit. Le 1er mai 1918, il fut cité à l’ordre du régiment au motif suivant : « Très bon sous-officier mitrailleur, le 29 mars 1918 n’a pas hésité à mettre en batterie sous une attaque ennemie malgré un violent tir d’aveuglement. » Il fut décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et en 1934 de la Médaille militaire. Il fut démobilisé en août 1919.
Le 16 août 1921 à Javerdat, il épousa Léonie Chaleix (née le 5 mai 1895, à Javerdat), veuve de Joseph Lamige (né le 25 mars 1894 et décédé le 30 septembre 1919, à Saint-Brice-sur-Vienne). De cette union naquit un fils fils Paul Pierre (né le 5 juillet 1922, à Saint-Junien) époux d’Anna Gabrielle Texeraud.
Il était domicilié à Saint-Junien où existait une importante industrie du cuir, Jean Tessaud exerçait le métier de palissonneur qui consistait à assouplir les peaux après habillage et séchage.
En 1944, son fils réfractaire au STO, vint se cacher à Oradour-sur-Glane chez sa cousine Jeanne Vergnaud* épouse de François Léonard Dupic*.
Le 10 juin 1944, son père était présent à Oradour-sur-Glane, probablement pour rendre visite à son fils.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé dans le Chai Denis dans lequel des hommes furent massacrés. Son fils et son neveu furent mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Sa nièce fut brûlée dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Il fait partie des 52 corps identifiés pour lequel un acte de décès put être établi.
Jean Tessaud obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son épouse décède le 28 février 1983 à Limoges.
Voir Oradour-sur-Glane

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218145, notice TESSAUD Jean par Dominique Tantin, Isabel Val Viga, version mise en ligne le 26 juillet 2019, dernière modification le 31 janvier 2020.

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

Jean Tessaud
Jean Tessaud
crédit : MémorialGenWeb
plaque famille Tessaud, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Tessaud, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
lieu de supplice Chai Denis, Oradour-sur-Glane
lieu de supplice Chai Denis, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
lieu de supplice Chai Denis, Oradour-sur-Glane
lieu de supplice Chai Denis, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements, registre de matricule militaire.

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