THOMAS François

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

Né le 16 janvier 1866 à Cognac-le-Froid, auj. Cognac-la-Forêt (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; sans profession ; victime civile.

François Thomas était le fils de Martial (né le 23 septembre 1843, à Saint-Auvent et décédé le 8 juin 1913, à Saint-Brice-sur-Vienne), papetier, et de son épouse Catherine née Brun (née le 7 septembre 1843, à Saint-Auvent et décédée le 27 avril 1896, à Saint-Brice-sur-Vienne), cultivatrice. Ses parents s’étaient mariés le 13 octobre 1863 à Cognac-la-forêt.
Il était le deuxième d’une fratrie de 12 enfants, Léonard (né le 5 mars 1864 et décédé le 25 février 1865), les jumeaux Guillaume (né le 10 avril 1868 et décédé le 12 avril 1868) et Marie (née le 10 avril 1868 et décédée le 4 août 1868), Pierre (né le 4 août 1870 et décédé le 29 octobre 1870), Pierre (né le 13 janvier 1873 et décédé le 4 mai 1875), Pierre (né le 26 mai 1876) époux de Léonarde Louis, Marcelin (né le 29 janvier 1878 et décédé le 29 septembre 1909, à Oradour-sur-Glane) époux d’Anna Duthiers, Catherine* (née le 7 février 1881) épouse de François Brun et grands-parents de Marcelle Doire*, Anne (née le 5 juillet 1882) épouse de François Thomas, Marguerite (née le 14 avril 1885) épouse de Joseph Pagnoux, Louise (née le 9 février 1889) épouse de Léonard Propain, nés à Cognac-la-Forêt.
Le 19 avril 1890 à Saint-Brice-sur-Vienne, il épousa Anne Devoyon* (née le 8 avril 1868, à Saint-Brice-sur-Vienne), cultivatrice. De cette union naquirent deux enfants, Anna* (née le 28 mars 1892) épouse de Jean-Baptiste Nicolas* et parents de Jeanne* et de Marguerite Mélanie* épouse de Jean Lanot (parents d’Anne Marie* et Jeanne*), Louise* (née le 6 décembre 1893) épouse de Jean Texier et parents de Jean Camille* époux de Marie Louise Moreau* ; fille de Pierre Moreau* et de son épouse Madeleine Vevaud* ; (parents de Lucette*, Bernadette*, Jean*, Yves*), toutes les deux nées Saint-Brice-sur-Vienne.
Après avoir vécu au lieu-dit Bessillac, commune de Saint-Brice-sur-Vienne, en 1944, il était domicilié avec son épouse au Bourg d’Oradour-sur-Glane.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son petit-fils dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son gendre fut mitraillé puis brûlé dans la grange Beaulieu dans laquelle des hommes furent massacrés, son corps fut identifié. Son épouse, ses filles, ses petits-enfants, ses arrières petits-enfants et une partie de sa famille furent brûlés dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
François Thomas obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218237, notice THOMAS François par Dominique Tantin, Isabel Val Viga, version mise en ligne le 30 juillet 2019, dernière modification le 31 janvier 2020.

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

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