RODRIGUEZ Antoine

Par Jean-Claude Malé

Né le 9 février 1926 à Saint Quentin (Aisne), mort en janvier 2015  ; métallurgiste  ; résistant FTP  ; syndicaliste CGT, secrétaire de l’U.D des Pyrénées Atlantiques (1952-1969) puis de la région aquitaine (1969-1983) ; secrétaire fédéral communiste des Pyrénées-Atlantiques (1952-1986).

Antoine Rodriguez en 1945, à 19 ans.

Fils de Entimio Rodriguez, électricien et de Yacinthe Delatorre, mère au foyer s’occupant de six enfants. C’était une famille d’émigrés espagnols naturalisés en 1936. Antoine Rodriguez garda un lien trés fort avec ses parents quil "vénérait".
Il fut un premier mariage en 1947 avec Marie Maximowitch née le 4 septembre 1926 dans une famille communiste et résistante. Elle-même, ouvrière en chaussures, soutint les FTP pendant la guerre et milita au Parti communiste après la Libération. Il fit un deuxième mariage mariage en 1977 avec Simone Laborde-Argous née le 8 mai 1926, avocate à Pau, puis cheffe du service contentieux à la caisse Primaire de Sécurité Sociale de Bordeaux (Gironde). Il était père de trois enfants.
Antoine Rodriguez fit des études primaires dans une école publique et entra au travail en 1941. La période et la famille nombreuse ne laissaient pas de choix. Sportif, il fut champion de cross cadet des Hautes Pyrénées en 1942 et , de 1947 à 1952, champion de cross et de 300 mètres « Steeple » des Basses Pyrénées.

Apprenti chaudronnier en 1943 dans une usine de Tarbes (Hautes-Pyrénées), il adhéra au Parti communiste clandestin en mars 1943 sous l’influence de résistants de son entreprise.
Entré en résistance en mars 1943, en relation avec les FTPF, puis en liaison avec le maquis d’Ésparros, il fut arrêté et emprisonné en juin 1944. Engagé pour la durée de la guerre en septembre 1944 au 18e RI de Pau, il participa à l’occupation en Allemagne et fut démobilisé fin 1945.. Il avait la carte de Combattant Volontaire de la Résistance et fut fait en 1982 chevalier de l’Ordre du Mérite
Installé dans la Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques) en 1947, ouvrier à l’usine Turboméca de Bordes, il fut membre du secrétariat fédéral en 1952 puis de membre du bureau fédéral de 1953 à 1969 et enfin de membre du comité fédéral de Gironde en 1970-1986. Il suivit une école de formation d’un mois en 1953 et de quatre mois en 1957.
Militant syndical CGT clandestin dès 1943, il devint en mai 1952 membre de la commission administrative de l’UD puis secrétaire de l’UD et permanent jusqu’en juin 1969. Il siégeait à la commission confédérale « organisation ». Le CGT le fit participer à des délégations confédérales à l’étranger pays (pays hispaniques, Cuba etc...)
De septembre 1969 à mai 1983, il fut secrétaire de la Région Aquitaine CGT (nouvellement crée). Retraité en 1983 après 34 ans de responsabilités syndicales, il fonda et présida l’Institut d’Histoire Sociale CGT d’Aquitaine.
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À partir de 1975, il représenta les sociétaires de la Mutuelle MACIF et siégea au Conseil d’administration nationale de 1978- 1995. Il fut président de la région « Sud-ouest_Pyrénées » regroupant quinze département de 1987 à 1995 et président du fond de solidarité de 1995 à 1998.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218318, notice RODRIGUEZ Antoine par Jean-Claude Malé, version mise en ligne le 4 août 2019, dernière modification le 21 octobre 2019.

Par Jean-Claude Malé

Antoine Rodriguez en 1945, à 19 ans.
En 1969.

SOURCE  : Questionnaire de l’Institut CGT d’histoire sociale des Pyrénées-Atlantiques.rempli en mars 2004. — Biographie manuscrite de l’intéressé. — Informations UD CGT 64.

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