BERGERET Georges, Charles

Par Jean Belin

Né le 7 mars 1912 à Thorey-sur-Ouche (Côte-d’Or), mort le 13 mai 1970 à Dijon (Côte-d’Or) ; ouvrier poudrier ; syndicaliste CGT et militant communiste de Côte-d’Or ; ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP)  ; élu municipal

Fils de Charles Bergeret, cantonnier, et de Marie Perdrix, sans profession, Georges Bergeret fut employé aux Ponts et chaussées à Fontaine-Française avant de s’engager comme volontaire dans un régiment d’artillerie du 8 avril 1930 au 8 octobre 1932. Il devint ouvrier poudrier après son mariage en 1933. Il fut un des animateurs de la grève des poudriers de Vonges au printemps de 1936. Mobilisé du 2 septembre 1939 au 13 août 1940, il s’engagea à son retour dans la Résistance dans le groupe dénommé F.T.P. « Joseph » de Vonges (Côte-d’Or) où il assura la direction « militaire » et « politique » en automne 1942. Le groupe compta surtout des poudriers. Fin 1942, le groupe devint unité de sabotages. A la suite d’un sabotage d’une voie ferrée à Maxilly-sur-Saône (Côte-d’Or) qui visa un train de troupes allemandes, son groupe fut dénoncé et arrêté presque au complet par la Gestapo. Informé, Georges Bergeret réussit à se cacher dans la capitale, et, il gagna le Midi de la France, puis l’Espagne le 22 mars 1943 où il fut interné environ 6 mois au camp de Miranda de Ebro. Ses faux papiers le présentant comme sujet canadien, il fut relâché et gagna Casablanca au Maroc le 25 septembre 1943. Il s’engagea pour la durée de la guerre et passa la frontière algérienne le 13 avril 1944. Il s’embarqua à Oran le 18 avril 1944, direction l’Angleterre où il débarqua le 3 mai 1944. Bergeret débarqua ensuite à Ste- Mère-l’ Eglise avec la 2e D.B. en août 1944. Il participa à la bataille de Paris, puis à la campagne des Vosges et d’Alsace. Il termina son périple dans l’opération de Royan (Charente Maritime) du 15 au 19 avril 1945 avant de se retirer à Vonges (Côte-d’Or) le 21 juin 1945. En représailles de la fuite de son domicile de Vonges, sa femme Jeanne fut internée à Dijon, et son frère Henri, membre du groupe FTP fut déporté à Buchenwald Dora.
Georges Bergeret fut secrétaire général du syndicat CGT des poudreries de Vonges après la guerre, élu à la commission administrative de l’Union départementale du Congrès d’octobre 1960 au congrès d’octobre 1965. Il fut candidat pour la CGT aux élections d’administrateurs de la CPAM de Côte-d’Or en décembre 1962.
Secrétaire de la cellule de Vonges avant la guerre, il fut élu membre du comité fédéral du PCF de Côte-d’Or lors de sa deuxième Conférence après la Libération en décembre 1945. Il fut candidat aux élections cantonales de Pontailler-sur-Saône en 1955 et Fontaine-Française (Côte-d’Or) en 1958. Il fut élu conseiller municipal de Vonges. Décoré de la médaille de la Résistance en 1946, Croix de guerre avec étoile d’Argent en 1945. Il se maria à Bézouotte (Côte-d’Or) le 26 décembre 1933 avec Jeanne, Joséphine, Henriette Card, institutrice née à Renève (Côte-d’Or) le 24 juin 1911.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218680, notice BERGERET Georges, Charles par Jean Belin, version mise en ligne le 22 août 2019, dernière modification le 18 novembre 2020.

Par Jean Belin

SOURCES : Arch. IHS CGT 21. — Résistance en Côte-d’Or, Gilles Hennequin, édition 1987. — Les communistes dans la Résistance en Côte-d’Or, édition de 1996. — Arch. Départementales de la Côte-d’Or, état civil, fiche de recrutement militaire. — Arch. fonds de Marcel Caignol, comités fédéraux du PCF.

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