EHRHARDT Charles, Auguste

Par Benoit Willot

Né le 12 septembre 1873 à Paris (XIe arr.) ; tourneur puis scieur de bois  ; , militant socialiste à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne) 1919-1920.

Charles Auguste Ehrhardt était le fils de Caroline Freivogel, passementière originaire de Bavière (Allemagne) et de Charles Ehrhardt, tourneur en bois, originaire d’Alsace.
Devenu comme son père tourneur, Charles Auguste Ehrhardt épousa en mai 1900 à Paris (11e arr.) Pauline Peynaud, cuisinière. Après la naissance d’un fils en 1901, ils s’installèrent à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne). Ils résidaient dans le quartier du centre, rue de Paris.
Après la Première Guerre mondiale, Ehrhardt s’engagea dans l’action politique au sein du mouvement socialiste SFIO. Il fut candidat en 16e position en novembre 1919 sur la liste conduite par l’ancien conseiller municipal, Georges Laruelle.
Au premier tour, la liste socialiste faisait face à une liste d’alliance entre la majorité municipale sortante, des radicaux dissidents, et les radicaux-socialistes officiels, conduite par Henri Vel-Durand et une liste regroupant les libéraux et conservateurs, dirigée par Jules Beauvais. La SFIO recueillit 500 voix pour 1695 suffrages exprimés (soit 30,1%) et 1715 votants sur 2491 inscrits. Elle resta seule en lice face aux radicaux au second tour et obtint 502 suffrages sur 1518 (34,3%) et 1537 votants ; il n’y a pas eu d’élu socialiste.
En février 1920, Ehrhardt fut membre de la commission exécutive de la section SFIO de Joinville-le-Pont, dont André Flambard était le secrétaire ; elle comprenait une dizaine de membres. C’était probablement Ehrhardt (même si le quotidien L’Humanité écrivit Echardi) qui, avec dix autres adhérents joinvillais, souscrivit en mai 1920 « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales. »
Tous les socialistes joinvillais suivirent la majorité du parti SFIO et adhérèrent au nouveau parti communiste SFIC. La section comptait 47 membres en 1922.
La date de décès de Charles Ehrhardt n’est pas connue. Son fils Charles Roger Ehrhardt se maria dans la commune voisine de Champigny-sur-Marne en 1925. Son épouse Pauline Peynaud mourut en février 1962 à Villeneuve-Saint-Denis (Seine-et-Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218775, notice EHRHARDT Charles, Auguste par Benoit Willot, version mise en ligne le 31 août 2019, dernière modification le 31 août 2019.

Par Benoit Willot

SOURCES : Arch. dép. Paris (état-civil). — Arch. dép. Val-de-Marne (recensements, élections, listes électorales). — L’Humanité, quotidien, 1920.

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