GALLION Henri (né VINSONNEAU)

Par Benoit Willot

Né le 20 juin 1902 à Paris (VIe arr.) et mort le 9 novembre 1938 à Paris (XIVe arr.), mécanicien, militant communiste à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne).

Henri Laurent Vinsonneau était le fils d’une domestique vivant boulevard Saint-Germain à Paris, Eugénie Séraphine Vinsonneau. Il prit le nom de son père, Jean-François Gallion après le mariage de ses parents en juillet 1906 à Paris (VIIe arr.).
Le père, jusqu’ici monteur de piano, fut embauché comme employé de la firme Pathé cinéma et s’installa avant 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne) où cette société avait une usine. Ils vécurent d’abord rue de Créteil (act. rue du maréchal Leclerc).
Devenu mécanicien après-guerre, Henri Gallion travailla pour la société Télégic, une société d’optique plus tard incluse dans Lissac, un des fondateurs du groupe Essilor-Luxxotica. En décembre 1924, le syndicat des métaux de la CGTU tint une réunion à Joinville pour les opticiens de cette entreprise.
Le mariage en avril 1925 à Joinville d’Henri Gallion avec Louise Émilie Perrot eut pour témoin Robert Sicre, un des piliers du mouvement communiste à Joinville après la deuxième guerre mondiale. Il avait épousé, deux ans avant, Madeleine Gallion, sœur cadette d’Henri.
Au second semestre 1927, Gallion fut cité à trois reprises dans le quotidien communiste L’Humanité comme ayant recueilli auprès d’ouvriers de Télégic des souscriptions pour le PCF dont une intitulée « des munitions pour le parti » en août, et la dernière en préparation des élections législatives. Il était associé à d’autres communistes joinvillais, Tabouret et Comte.
Lors des élections municipales de mai 1929, Gallion fut candidat à Joinville en quinzième position sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson, futur député de Seine-et-Marne. La liste recueillit 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Gallion était crédité de 339 voix sur 1 715 votants (19,7 %) pour 2 969 inscrits.
Au second tour, la liste communiste se maintint et recueillit 12,5% des votes sans avoir d’élu, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9 %, 22 élus). Georges Briolay (radical) devint maire.
Gallion n’était pas présent lors du scrutin partiel de 1934, mais il fut à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, comme six anciens de ses anciens colistiers.
La liste communiste du premier tour était conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Gallion y figurait en vingt-cinquième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivèrent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes étaient à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’avaient présenté qu’une liste incomplète (12,3%).
Au second tour, une liste d’union PCF-SFIO fut constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonna avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporta 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentaient de 20%. Gallion ne participa pas à la liste du second tour.
Henri Gallion résidait dans le quartier de Polangis, avenue Bizet, à Joinville.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218789, notice GALLION Henri (né VINSONNEAU) par Benoit Willot, version mise en ligne le 31 août 2019, dernière modification le 31 août 2019.

Par Benoit Willot

SOURCES : Arch. dép. Paris (état-civil). — Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil, recensements, élections). — L’Humanité, quotidien, 1924-1927. — Voix des communes, hebdomadaire, 1935 mai 03. — Gazette de l’Est, hebdomadaire, 12 mai 1935.

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