GRAILLAT René (né DESOUCHE)

Par Benoit Willot

Né le 25 mai à 1900 Paris (XIIe arr.) et mort le 30 janvier 1978 à Créteil (Val-de-Marne), conseiller municipal de Champigny-sur-Marne, mutualiste et responsable d’association sportive.

René Henri Desouche était le fils de Louise Desouche et d’Henri Alexandre Émile Graillat, comptable, qui le reconnaît à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne) en juin 1903. Ses parents se marièrent en juin 1905 à Montreuil (Seine, Seine-Saint-Denis). Il a porté ensuite le nom de René Graillat. La famille vivait à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne) où le père était militant socialiste et conseiller municipal et la mère responsable d’une association humanitaire. Son grand-père, Laurent Graillat, communard, tonnelier et conseiller prud’homme avait été conseiller municipal de Saint-Maur au titre du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire.

À 17 ans, René Graillat s’engagea volontairement, devançant l’appel de sa classe en Alpes-Maritimes 1917. Mobilisé dans les chasseurs à pied, il devint caporal en juin 1918 puis sergent en juin 1919. Il participa aux forces d’occupation françaises en Allemagne entre octobre 1919 et sa démobilisation en juin 1920. Il fit l’objet de deux citations, mettant en avant son influence sur ses hommes et son entrain.
Après-guerre, il fut employé et comptable. Il se maria en novembre 1920 à Joinville avec Antoinette Irène Schmeler, dont il divorça en juin 1926. Il se remaria le mois suivant, toujours à Joinville, avec Paule Angéla Lépine, dont il se sépara également en octobre 1929. Il célébra sa troisième union, à Saint-Maur-des-Fossés cette fois (Seine, Val-de-Marne) en janvier 1933 avec Jeanne Anaïs Gibertaud.
C’était dans le monde associatif que René Graillat, qui était également sportif, s’impliqua dans la vie publique. Il participa à des compétitions de natation et fut, jusque 1924, secrétaire général du club cycliste Joinville sportif. Il était également trésorier de la société de secours mutuels Caisse mutuelle Wander à Champigny. À ce titre il a été décoré du mérite social en 1937.
En 1936, après s’être installé en 1933 route de Joinville, à Champigny-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne), il devint responsable de la section des cantons de Nogent et de Saint-Maur de la Fédération des sous-officiers de réserve républicains. Une cicatrice abdominale lui valut d’être classé en service auxiliaire dans la réserve militaire en juin 1934 ; cependant, à sa demande, il fut reclassé en service armé en octobre 1938.
Rappelé en septembre 1939, il a été affecté dans un bataillon d’ouvrier d’armement aux Forges de Paris puis, en janvier 1940 dans une compagnie d’instruction à Magny-en-Vexin. Ayant rejoint l’infanterie en avril 1940, il fut fait prisonnier le 22 juin 1940 et incarcéré en Allemagne. Il a été rapatrié et démobilisé en novembre de la même année.
Membre du mouvement Front national, Graillat servit dans le groupe de Champigny du secteur Seine Est des Forces françaises de l’intérieur du 18 au 25 août 1944, avec le grade d’adjudant-chef. Après la Libération, il poursuivit son engagement au sein du mouvement du 1er au 20 septembre.
Sur proposition du comité local de Libération de Champigny ; René Graillat a été nommé en septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d’administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne. Il fait ainsi fonction de conseiller municipal.
Vivant désormais boulevard Aristide-Briand, toujours à Champigny, Graillat devint président de la mutuelle du personnel de la Fédération mutualiste de la Seine, poste qu’il occupait en 1960 et 1969.
René Graillat était décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze, ainsi que de la médaille militaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218797, notice GRAILLAT René (né DESOUCHE) par Benoit Willot, version mise en ligne le 1er septembre 2019, dernière modification le 10 février 2022.

Par Benoit Willot

SOURCES : Arch. dép. Paris (état-civil, registre matricule). — Arch. dép. Hauts-de-Seine (état-civil). — Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil, recensements). — Arch. Défense, SHD, Dossiers administratifs de résistants GR 16 P 266908. — Journal officiel, quotidien, 1925-1951. — Le Populaire, quotidien, 1936 mars 26. — Bulletin municipal officiel Paris, quotidien, 1944-1969. — Voix des communes, hebdomadaire, 1916-1924. — Gazette de l’Est, hebdomadaire, 1919-1924.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément