BLANC Jean-Baptiste, Louis dit Louis et Loulou [pseudonyme dans la Résistance : FÉLIX]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 25 avril 1922 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort à Moydans (Hautes-Alpes) le 10 mars 1944 ; maquisard Armée secrète (AS)- Francs tireurs et partisans (FTP).

Fils de Joseph Blanc et de Blanche Cane, célibataire, résidant à Apt (Vaucluse), Louis Blanc était cultivateur et mécanicien. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire en Allemagne) à sa sortie des chantiers de jeunesse, il rejoignit le maquis en mai 1943. Il fut une des premières recrues du maquis Morvan, le principal maquis du secteur du Buech, aux confins du massif du massif du Ventoux, qui était alors rattaché officiellement à l’Armée secrète, mais lié bientôt aux FTP. Il aurait été blessé lors de l’attaque de son camp par les Allemands le 5 mars 1944, près d’Orpierre (Hautes-Alpes). Il mourut à la suite de ses blessures ou, d’après un témoignage d’un camarade, d’un anthrax, le 10 mars dans la commune voisine de Moydans. Après avoir été inhumé là, son corps fut transféré le 28 octobre 1944 à Apt et placé dans une chapelle ardente sous la garde d’honneur de FFI. Il fut inhumé le lendemain dans le caveau perpétuel des morts pour la France des deux guerres du cimetière de la ville. Il fut plus tard transféré dans le tombeau familial. Il reçut la mention « Mort pour la France. »
Une stèle modeste a été érigée à sa mémoire entre Moydans et Rosans (Hautes-Alpes). Il est possible que Jean-Baptiste Blanc se confonde avec Lucien Félix*, membre du même maquis, disparu en mission le 5 mars 1944. Les deux noms de Jean Blanc et de Lucien Félix se trouvent sur le monument à la mémoire des « Héros et martyrs du Maquis Morvan » qui a été érigé après la Libération au bord de la RN 994, dans les gorges de Montclus (Hautes-Alpes).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article218869, notice BLANC Jean-Baptiste, Louis dit Louis et Loulou [pseudonyme dans la Résistance : FÉLIX] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 18 février 2020, dernière modification le 13 octobre 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Mémoire des Hommes SHD Caen DAVCC 24136 (nc). — Commission d’histoire de l’Occupation et de la Libération de la France, Hautes-Alpes, état-major FTPF. ⎯ Jean-Paul Jouval, Mémorial des victimes des communes du canton d’Apt. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Apt, Le Souvenir français, 2017, p. 44-45. — Maquis et Bataillons Morvan, Marseille, Amicale du maquis Morvan, 1987.

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