CHAUVET Albert-Louis

Par Marie-Louise Goergen

Mort le 20 mars 1960 ; cheminot du Gard ; résistant.

Ouvrier aux ateliers SNCF de Nîmes-Courbessac (Gard), résistant, Albert-Louis Chauvet fut arrêté le 5 décembre 1940 à Nîmes. Interné le 8 décembre 1940 au camp de Sisteron, il fut transféré au camp de Saint-Sulpice-de-la-Pointe, puis le 23 octobre 1943 à la centrale d’Eysses où il retrouva son fils, Jean Chauvet. Il quitta la centrale d’Eysses le 11 décembre 1943 pour le camp de Carrère (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), d’où il fut enfin transféré à la forteresse de Sisteron (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) en février 1944. Le 6 juin 1944, Albert-Louis Chauvet s’évada de la citadelle et rejoignit un maquis de FTPF dans la région de Digne (Basses-Alpes).
Sa femme, Viriginie Chauvet, fut arrêtée le 10 mars 1941. Considérée comme responsable des agissements de son fils, elle fut tenue au secret à la prison de Nîmes, car une perquisition à son domicile avait fait découvrir une ronéo et un stock de papier. En avril, elle fut mise en liberté provisoire. En novembre 1942, elle fut arrêtée à nouveau et transférée au camp de Brens, près de Gaillac (Tarn). Elle y resta jusqu’au 6 juin 1944, pour être internée dans un camp près d’Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées), d’où elle s’évada le 10 août 1944 pour rejoindre Nîmes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2189, notice CHAUVET Albert-Louis par Marie-Louise Goergen, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 27 février 2012.

Par Marie-Louise Goergen

SOURCE : Maurice Choury, Les Cheminots dans la Bataille du Rail, Paris, Librairie académique Perrin, 1970, p. 248-249.

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