CARMIGNANI UGO [parfois Hugo ou bien Hugues]

Par Antonio Bechelloni

Né le 16 juin 1888 à Altopascio (Lucca), mort en déportation à Dachau le 14 février 1945 ; mineur ; militant communiste ; résistant Front National du Gard.

Mineur, marié apparemment sans enfants, fils de Sabatino et de Collodi Esther, époux de Bendinelli Armida, habitant dans le hameau du Soulier près de Saint- Martin-de-Valgalgues (Gard), Ugo Carmignani était communiste et militait activement pour son parti dès août 1940. Ceci si l’on s’en tient à un papier officiel rempli par sa veuve dans lequel il est indiqué que, pour la période 1940-1941, il distribuait des « tracts anti-allemands » pour le parti et qu’à ce titre il fut arrêté par la Sûreté d’Alès le 28 août 1941. Suite à une décision du Tribunal militaire de Marseille, commença alors pour lui un long périple qui le vit passer par plusieurs lieux d’internement : le Fort Vauban d’Alès (Gard), le Fort Saint-Nicolas de Marseille (Bouches-du-Rhône), le Fort Saint-Roch de Toulon(Var), le lieu de détention d’Eysses (Lot-et-Garonne) et enfin le camp de Dachau en Allemagne où il termina ses jours le 14 février 1945.
Le 14 septembre 1948, le Secrétariat d’État aux forces armées délivra à sa veuve un certificat d’appartenance de feu son mari à la Résistance intérieure française en tant que membre du Front national pour la période 1941-1945. A son tour, un arrêté du Ministre de la Défense nationale, daté du 16 mai 1950 prononça, sur proposition de la Commission nationale d’Homologation, l’homologation au grade de sergent, au titre de la Résistance intérieure française (R.I.F.), d’Ugo Carmignani « mort pour la France » le 14 février 1945. Ce même arrêté fixa au 27 août 1941 la date de prise de rang.
Le nom de Carmignani Ugo se trouve sur la stèle du monument aux morts de Saint-Martin-de-Valgalgues tout comme sur celle de Penne d’Agennais (Lot-et-Garenne), en lien, pour cette dernière, avec le fait que Carmignani a très probablement pris part à la grande révolte du 19 février 1944 des résistants internés à Eysses, ce qui lui a valu la déportation à Dachau, depuis Royallieu, Compiègne (Oise) le 18 juin 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219178, notice CARMIGNANI UGO [parfois Hugo ou bien Hugues] par Antonio Bechelloni, version mise en ligne le 26 septembre 2019, dernière modification le 26 septembre 2019.

Par Antonio Bechelloni

SOURCES : Pia Carena Leonetti, Les Italiens du maquis, Paris, Les Éditions mondiales, 1968 (elle situe bien à Saint-Martin-de-Valgualgues le domicile de Carmignani, mais elle présente, à tort, ce dernier comme « mort au combat »)— État civil de Saint-Martin-de-Valgalgues (Gard) — Shd GR 16 P 107322 — Archivio centrale dello Stato, Roma, Casellario Politico Centrale, busta 1096 (à consulter) — MemGenWeb (site visité le 20/08/2019) — Journal officiel de la République française 265 du 15 novembre 1987 p. 13347 référence n° D -54640 et fichier de la Fédération des Déportés de France cité, dans la fiche de Carmignani Ugo présente sur Mémorial GenWeb.

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