BOURGERON Pierre, Lucien, Aimé

Par Michel Thébault

Né le 25 décembre 1922 à Paris XIème arr. (Seine), mort en action, blessé le 27 juillet 1944 à Chard (Creuse), mort le 31 juillet à Auzances (Creuse) ; militaire – Air ; résistant maquis AS de la Creuse, bataillon Jack.

Pierre Bourgeron était le fils de Lucienne, Hélène Vincent, née à Gennevilliers le 25 décembre 1894 et veuve de guerre de Paul, Joseph Gydé, tué le 2 avril 1918 à Locre-Dranhoud (Belgique), soldat au 43ème Régiment d’infanterie. Il fut légitimé et prit le nom de Bourgeron lors du mariage de sa mère avec Lucien, Marcel Bourgeron, chauffeur mécanicien, né le 29 juin 1894 à Montrouge, le 22 avril 1925 à Paris, à la mairie du XIème arrondissement. Sa mère mourut peu après, le 26 juin 1925. Son père se remaria le 2 février 1926 avec Louise, Suzanne Kleylen, infirmière et veuve de Georges, Louis Blaise, décédé le 25 août 1914. La famille qui vivait 1, passage Rauch depuis 1921 vint alors s’installer en avril 1926 12, rue des Taillandiers (XIème arr.) où elle résidait toujours en 1944. Le père de Pierre Bourgeron déjà mobilisé en 1914 – 1918 (Croix de guerre avec étoile de bronze) fut rappelé à l’armée en mars 1940 et combattit au sein du 4ème BOA entre le 16 juin et le 25 juin 1940 ; il fut démobilisé le 12 août 1940.

Pierre Bourgeron, célibataire, s’engagea dans l’armée d’armistice, militaire dans l’Armée de l’Air. Il s’engagea ensuite en Creuse dans la Résistance rejoignant le bataillon Jack (Jack William Brodhurst) de l’Armée Secrète sur la commune de Chard. A la mi-juillet 1944, des éléments de la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments disparates de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, entra en Creuse en provenance des départements voisins du sud et de l’est pour organiser la répression contre les forces de la Résistance. L’action des services de renseignements allemands aidés de reconnaissances aériennes permit à l’État-major allemand de localiser précisément les maquis et de préparer une opération d’encerclement et d’anéantissement qui se produisit le 27 juillet 1944.Le 27 juillet 1944, l’attaque de la colonne Jesser contraignit les groupes de maquisards à tenter d’échapper à l’encerclement programmé des troupes allemandes. Pierre Bourgeron blessé lors du repli parvint à se dissimuler entre les hameaux des Vergnes et de Roussines. D’abord soigné au soir du 27 juillet chez M. Bourillon du village de Roussines, il fut ensuite transporté par le docteur Jany d’Auzances chez Mme. Jarles au village de la Mérodie, commune d’Auzances. Malgré les soins, il décéda le 31 juillet 1944. Son corps fut ramené à la mairie de Chard, où fut dressé son acte de décès et où il fut dans un premier temps inhumé avec ses camarades morts le 27 juillet. Son corps fut transféré après la guerre dans le cimetière communal d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il repose depuis lors.

Il obtint la mention mort pour la France et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur le monument commémoratif de Chard et sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219258, notice BOURGERON Pierre, Lucien, Aimé par Michel Thébault, version mise en ligne le 2 octobre 2019, dernière modification le 3 mai 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Seine (État civil, registre matricule). — SHD Vincennes GR 16 P 82275 et SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 30912 (à consulter). — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000. — Bernard Chevalier La Tragédie de Roussines Ed. Creuse Impression 1999. — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb. — État civil mairie de Chard.

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