JORROT Louis, François, Stéphane

Par Jean Belin

Né le 24 mars 1920 à Dijon (Côte-d’Or), mort le 9 décembre 1994 à Quetigny (Côte-d’Or) ; ouvrier métallurgiste à Dijon ; syndicaliste CGT et militant communiste de Côte-d’Or

Fils de Stéphane Jorrot, employé au PLM, et de Marguerite Marie Gauthier, sans profession, à 13 ans en 1936, Louis Jorrot fut apprenti menuisier, puis fit divers métiers, dans la culture, dans l’alimentation à la conserverie Carnet à Dijon. Ce fut la guerre, Louis Jorrot fut mobilisé le 3 juin 1940, son unité se replia dans le midi de la France en juin 1940 où il resta jusqu’en février 1941 dans un chantier de la jeunesse.
A la Libération, il effectua son service militaire du 1er janvier au 28 octobre 1945. A son retour, il prit sa carte à la CGT et travailla comme forestier, puis dans une entreprise qui effectua l’électrification de la ligne de chemin de fer Paris-Dijon-Lyon. C’est là qu’en 1947, il fut élu pour la première fois délégué du personnel. En 1950, il rentra comme menuisier chez Terrot à Dijon. Lors de la reprise de Terrot par Peugeot sous le nom d’Indénor, l’atelier de menuiserie fut supprimé et il se retrouva comme O.S. sur une chaîne.
En 1956, il devint secrétaire de sa section syndicale d’entreprise, puis secrétaire général du syndicat des métaux de Dijon en 1958, succédant à Jacques Perignon, secrétaire du syndicat Indénor en janvier 1963. Il fut élu au secrétariat du Comité d’Entreprise de son établissement et à celui du comité central d’entreprise (CCE). Il fut membre de la commission administrative et du bureau de l’Union Départementale CGT de Côte-d’Or du congrès d’octobre 1958 au congrès d’octobre 1967. Il anima le mouvement de grève de mai juin 1968 dans son usine où les salariés en grève pendant cinq semaines furent les derniers à reprendre le travail dans le département.
Il adhéra au PCF en 1961 et fut membre du Comité Fédéral de Côte-d’Or en 1968. Retraité le 1er avril 1980, il assura la défense juridique des salariés. Il se maria avec Madeleine, Henriette Michaud, vendeuse, le 1er juillet 1939 à Dijon, le couple eut onze enfants. Il reçu la médaille de chevaliers dans l’ordre national du mérite en 1983. Domicilié au chemin de la Combe à la serpent à Dijon, il repose au cimetière de Chenôve.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219302, notice JORROT Louis, François, Stéphane par Jean Belin, version mise en ligne le 5 octobre 2019, dernière modification le 5 octobre 2019.

Par Jean Belin

SOURCES : Arch. IHS CGT 21. — Arch. Départementales de la Côte-d’Or, état civil, fiche de recrutement militaire et recensement de la population. — Les Dépêches, édition du 18 mars 1980. — Etat civil, mairie de Dijon.

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