DELANNOY Victor, César [dit Corentin LE DANTEC]

Par Jacques Girault, Daniel Grason

Né le 28 janvier 1902 à Orchies (Nord), fusillé le 2 juin 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; nickeleur-chromeur ; militant communiste de Châtenay-Malabry (Seine, Hauts-de-Seine) ; résistant FTPF.

Victor Delannoy
Victor Delannoy
Photographie communiquée par Anne-Sophie Perrin, arrière-petite-fille de Victor Delannoy (février 2021).

Fils de journaliers, Victor Delannoy, plafonneur, se maria dans la commune en août 1921. Divorcé en 1929, ouvrier nickeleur-chromeur à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine), il s’y remaria en avril 1934 avec une blanchisseuse. Père de sept enfants, il habitait à la fin des années 1930 la cité-jardin de la Butte-Rouge à Châtenay-Malabry, 29 rue Bonnevial. En 1938, il était membre du comité de la section communiste.
Résistant, il fut arrêté en 1942, puis relâché probablement faute de preuves. Il eut des responsabilités politiques au sein des FTP, et il fut chargé d’héberger de jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et de les intégrer dans des groupes de FTP. La police arrêta plusieurs de ces jeunes, Victor Delannoy passa alors dans l’illégalité.
La direction des FTP lui confia la responsabilité de commissaire régional aux effectifs de la région A ex-Paris-Sud. Il prit part notamment à l’organisation d’un attentat contre Mme Fabre, membre du Parti franciste de Marcel Bucard, l’un des partis de la collaboration. Le 24 juillet 1943 vers 7 h 30 du matin, trois FTP guettaient son passage rue du Général-Duval à l’angle de la route de Versailles à Châtenay-Malabry. L’un d’eux, à bicyclette, l’abattit d’un coup de revolver.
L’arrestation de son agent de liaison Antoine Meghzi provoqua la chute de Victor Delannoy. Trois inspecteurs des Renseignements généraux l’arrêtèrent le 7 février 1944 à Vendresse (Ardennes). Son interrogatoire eut lieu dans les locaux des Brigades spéciales à la préfecture de police de Paris.
Incarcéré, il comparut le 22 mai 1944 devant le tribunal militaire allemand rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Victor Delannoy fut condamné à mort pour « action de franc-tireur », et passé par les armes le 2 juin au Mont-Valérien. Son nom figure sur le monument aux morts de la ville, ainsi que sur celui d’Orchies. Une plaque commémorative fut scellée sur la façade de l’immeuble qu’il habita.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21935, notice DELANNOY Victor, César [dit Corentin LE DANTEC] par Jacques Girault, Daniel Grason, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 1er janvier 2022.

Par Jacques Girault, Daniel Grason

Victor Delannoy
Victor Delannoy
Photographie communiquée par Anne-Sophie Perrin, arrière-petite-fille de Victor Delannoy (février 2021).

SOURCES : Arch. PPo., BA 1748, BA 1752, KB 102, PCF carton 8, activité communiste pendant l’Occupation, PCF carton 16, rapports hebdomadaires sur l’activité communiste pendant l’Occupation. – DAVCC, Caen, Boîte 5 B VIII dossier 5 (Notes Thomas Pouty). – Arch. com. Châtenay-Malabry. – Sources orales. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb.

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