LE GUILLERMIC Jean, Michel, Pierre [pseudonyme Pierre]

Par Michel Thébault

Né le 13 juillet 1917 à Guingamp (Côtes-du-Nord), exécuté sommairement le 27 juillet 1944 à Chard (Creuse) ; résistant maquis AS de la Creuse, bataillon Jack.

Jean Le Guillermic était le fils de Jean, Marie Le Guillermic et de Marie Goréguès.
Célibataire, il exerçait en 1939 la profession de mécanicien, domicilié à Paris 132 boulevard Pereire. Mobilisé en 1939, il participa à la campagne de mai - juin 1940 et fut fait prisonnier et interné en Allemagne. Évadé du stalag XII D à Trêves, il vint vraisemblablement se réfugier en zone libre à Moulins (Allier), ville coupée en deux par la ligne de démarcation qui suivait à cet endroit l’Allier et était un point de passage important de la ligne. Il fut arrêté le 6 septembre 1943 à Moulins (Allier) par la SIPO-SD au garage Ford de Moulins où il travaillait. Arrêté en même temps que plusieurs camarades accusés de sabotages sur les voies ferrées aux environs de Moulins, il fut incarcéré six semaines à la prison de Moulins dite « La Mal Coiffée », interrogé puis relâché le 23 octobre 1943, faute de preuves (dossier AVCC).

Il s’engagea ensuite dans la Résistance en Creuse et rejoignit un maquis appartenant au bataillon Jack (Jack William Brodhurst) de l’Armée Secrète qui s’installa courant juillet, après plusieurs changements de localisation, sur la sur la commune de Chard.

Le 27 juillet 1944, l’attaque de la colonne Jesser contraignit les groupes de maquisards à tenter d’échapper à l’encerclement programmé des troupes allemandes. Le ratissage des forces allemandes leur permit la capture de plus d’une vingtaine de résistants. Regroupés, ils furent transportés en camion dans deux lieux différents et exécutés sommairement. Jean Le Guillermic appartenait au groupe franc chargé de la protection du PC du commandant Jack. Lors de l’attaque, ce dernier prit rapidement la fuite avec l’ensemble de son état-major. Jean Le Guillermic se retrouva dans un groupe de 11 jeunes maquisards du groupe de protection, isolés, peut-être égarés, et de toute façon laissés sans commandement. Le groupe fut incapable de trouver la solution du repli et fut encerclé dans un champ de blé où les 11 jeunes durent se rendre. Regroupés, ils furent transportés en camion et exécutés sommairement. Jean Le Guillermicet ses 10 camarades furent fusillés, sur le sentier de la Goursolle près du massif forestier du même nom au lieu-dit Les Monts.

Il obtint la mention mort pour la France, fut homologué FFI et IR (Interné – Résistant). Il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance. Son nom est inscrit sur le monument commémoratif de Chard et sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219374, notice LE GUILLERMIC Jean, Michel, Pierre [pseudonyme Pierre] par Michel Thébault, version mise en ligne le 8 octobre 2019, dernière modification le 21 septembre 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 357497 (à consulter) et SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 590631 — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Bernard Chevalier La Tragédie de Roussines Ed. Creuse Impression 1999 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — État civil mairie de Chard.

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