MEYER Roger

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 10 décembre 1921 à Strasbourg (Bas-Rhin), exécuté sommairement le 19 mai 1944 à Villemotier (Ain) ; cultivateur ; résistant.

Roger Meyer était le fils d’Eugène et d’Émilie Goldscheider. Il était célibataire et domicilié à Villemotier.
Après avoir eu une formation dans une école d’agriculture, il pris la direction du groupe de pionniers d’origine juive travaillant au chantier rural des Éclaireurs Israélites de France à la ferme de Saint-Germain, à Villemotier (Ain) au début de l’année 1944, après le départ du docteur Georges Meyer.
Le 19 mai 1944 à l’aube un détachement SS et des gestapistes de Lyon conduit par des miliciens encercla le hameau de Saint-Germain. Les nazis firent feu immédiatement sur le groupe. Roger Meyer réussit à s’enfuir mais fut repris et ramené à la ferme vers 14 heures avec Charles Cwang. Ils furent abattu à quinze heures. À 17 heures, les Allemands informèrent le garde-champêtre d’avoir à se rendre à la ferme pour enlever les corps des deux jeunes gens qu’ils avaient abattus.
L’acte de décès fut dressé le 20 mai 1944 sur la déclaration de Auguste Camille Marcel Borron, âgé de 37 ans, instituteur secrétaire de mairie, domicilié à Villemotier.
Il fut inhumé au cimetière de Villemotier (Ain) puis transféré après la Libération au cimetière de La Mouche, à Lyon VIIe arr. (Rhône).
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès le 18 janvier 1955.
Il possède un dossier GR 16 P 415523 au SHD Vincennes, sans mention d’homologation.
Son nom figure sur la plaque commémorative au hameau de la ferme Saint-Germain, à Villemotier (Ain).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219464, notice MEYER Roger par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 11 octobre 2019, dernière modification le 17 octobre 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Le drame du centre rural de Saint-Germain.— Mairie de Villemotier, Rafle maison forte de Saint-Germain.— Wikipédia, Éclaireuses et éclaireurs israélites de France.— État civil (acte de décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément