CARLIER Alexandre, Georges, Raoul

Par Frédéric Stévenot

Né le 13 septembre 1902 à Chauny (Aisne), mort le 26 juillet 1980 à Hirson (Aisne) ; résistant déporté.

Fils de Charles Julien Valentin Carlier, marchand épicier âgé de vingt-huit ans, et de son épouse Céline Marie Briquet, sans profession, âgée de vingt-trois ans, Alexandre Carlier naquit au domicile de sa grand-mère maternelle, Madame Briquet, au 35 rue de La Fère.
Le 20 février 1928, Alexandre Carlier se maria à Chauny avec Germaine Carpentier.

Entré dans la Résistance, il fut l’une des dix-neuf personnes arrêtées à Hirson dans la nuit du 4 au 5 juin 1944. Le groupe était composé de :

  1. Bellanger ;
  2. Jean Burlot ;
  3. René Burlot ;
  4. Alexandre Carlier ;
  5. Jean Clouet ;
  6. Charles Clément père ;
  7. Charles Clément fils ;
  8. Georges Cobast ;
  9. André Colpin ;
  10. André Foulon ;
  11. Maurice Gaillard ;
  12. Gérard Harboux ;
  13. Maurice Haussy ;
  14. Jean Mercier ;
  15. Paul Millot ;
  16. Esther Poteau ;
  17. Henri Poulat
  18. Pascal Troude ;
  19. Paul Verdelet.

Emprisonnés à la Feldgendarmerie, rue de Guise, ils furent transférés à la prison de Saint-Quentin le 5 juin, puis au camp de Royalieu (Oise).

40063 CARLIER Alexandre M 13/09/1902 Chauny (02) F Schf R  ?  ?

Alexandre Carlier (matr. 40063) furent du convoi (liste I.250) qui emmena 1 651 hommes vers le camp de Neuengamme, le 28 juillet 1944, dont une bonne partie des résistants arrêtés à Hirson le 4 juin 1944. Le trajet fut stoppé à de nombreuses reprises suite aux bombardements et aux tentatives d’évasion. Quatre détenus sont fusillés à Soissons et Reims pour ce motif.

Les otages du train furent envoyés à Therensienstadt avec les déportés arrivés le 18 juillet 1944. Les autres détenus furent transférés vers d’autres Kommandos de travail. Quatre cent cinquante partirent à Watenstedt, quatre cent à Osterort, cent dix à Bremen-Farge et cent vingt à Kaltenkirchen. Alexandre Carlier fut envoyé au Kommando de Bremen-Schützenhof. Ce Kommando de près de 600 détenus travaillait pour les chantiers navals de la ville depuis septembre 1944, comme celui de Brême-Blumenthal. On ignore dans quelles circonstances Alexandre Carlier fut libéré. Un document en allemand et anglais des archives Arolsen indique qu’il avait une bague en métal jaune au KL de Neuengamme.

Rentré, il fut homologué comme déporté résistant et membre des FFI (GR 16 P 106986 ; AC 21 P 722145). La médaille de la Résistance lui fut attribuée par décret du 15 juin 1946 (JO du 11 juillet 1946).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219718, notice CARLIER Alexandre, Georges, Raoul par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 18 février 2020, dernière modification le 18 février 2020.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES. SHD Caen et Vincennes ; Arch. dép. Aisne, 5Mi1711, état civil numérisé de Chauny, acte n° 447. — Sites Internet : Mémoire des hommes ; Fonds pour la mémoire de la déportation.

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