BOCH Arlette, Esther, Louisette

Par Michel Germain

Née le 13 octobre 1912 à Saint-Gingolph (Haute-Savoie), massacrée le 23 juillet 1944 à Saint-Gingolph ; négociante ; victime civile.

Arlette Boch était la fille de René Louis Boch* et de son épouse Elise Lucie Rosalie Dérivaz. Elle était négociante dans la commune.
Le dimanche 23 juillet 1944, après l’attaque la veille du poste frontière de Saint-Gingolph par les maquisards de la compagnie F.T.P. 93-21 de Cyrille Lazare, les troupes allemandes, des SS, investirent le bourg.
Une grande partie de la population se réfugia en Suisse. Toute la partie supérieure de la commune fut incendiée. Le bourg vécut un épouvantable drame. 81 maisons furent pillées et incendiées. Plusieurs personnes furent arrêtées. Certaines seront déportées. (Lire la thèse de Pauline Canova, Lausanne 1997). Six otages furent massacrés : René Boch* et sa fille Arlette, l’abbé Rossillon*, Elie Derivaz*, Henri Rinolfi* et Louis Veyan*. (Mémorial de l’oppression 3808 W 1497 et 1498).
Arlette Boch, exécutée par les Allemands à l’âge de 32 ans, fut reconnue « Morte pour la France » le 7 août 1945. Une plaque et un monument rappellent son sacrifice. A noter que son frère Constant* disparut à Flossenburg.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article220104, notice BOCH Arlette, Esther, Louisette par Michel Germain, version mise en ligne le 5 novembre 2019, dernière modification le 5 novembre 2019.

Par Michel Germain

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — La tragédie de Saint-Gingolph

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément