DELÉPINE Jean

Par Jacques Girault

Né le 30 septembre 1933 à Amiens (Somme), mort le 23 août 2013 à Amiens ; instituteur, professeur certifié ; syndicaliste du SNI puis du SNPEN : militant communiste de la Somme.

Jean Delépine était le fils de Charles Delépine et de Jeannette née Porquet, instituteurs, qui le firent baptiser et l’envoyèrent au catéchisme. Il afficha cependant plus tard son hostilité à la religion. Élève du lycée d’Amiens, il entra à l’École normale d’instituteurs d’Amiens en 1951 et devint instituteur dans la Somme. Il se maria en septembre 1955 à Amiens avec Françoise Poindron, secrétaire de l’Union des jeunes filles de France, institutrice devenue professeur d’enseignement général de collège (lettres histoire). Le couple eut trois enfants et divorça. Il se remaria en juin 1964 à Amiens avec une institutrice devenue professeur certifiée puis documentaliste. Le couple eut trois enfants.

Jean Delépine adhéra au Parti communiste français en 1954 à l’École normale, puis à l’Union de la jeunesse républicaine de France, puis à l’Union de la jeunesse communiste de France dont il devint en 1956 le secrétaire de la fédération. Membre du comité de la section communiste d’Amiens, il devint membre du comité de la fédération en 1957 et ne fut pas renouvelé en 1966. Instituteur, avec son épouse, dans la région de Saint-Gratien, il devint membre du secrétariat de la section communiste en 1959. Il quitta le PCF après le XXIIe congrès pour rejoindre les « rénovateurs » et soutenir la candidature de [Pierre Juquin-> aux élections présidentielles de 1985.

Jean Delépine fut élu membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1963, sur la liste « Unité et action ». Il participait aux activités de la Fédération des œuvres laïques (UFOLEA).

Il fut candidat au conseil général dans le canton de Villers-Bocage en 1961 (680 voix sur 4 245 inscrits), à l’élection cantonale partielle de 1964, puis en 1967.

Jean Delépine reprit ses études universitaires et obtint le certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement de second degré de lettres modernes en 1971. Il enseigna à l’École normale d’institutrices d’Amiens et resta enseigner à l’Institut universitaire de formation des maîtres où il termina sa carrière en 1993. Son enseignement comprenait aussi une pratique du théâtre appréciée. Il milita alors au Syndicat national des professeurs d’écoles normales, en fut le responsable académique à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

Hostile au « pédagogisme » de la Fédération syndicale unitaire, à la « complaisance d’une certaine gauche envers l’Islam radical et à l’antisémitisme de gauche », Jean Delépine se contentait de cotiser à l’association des Amis du Chevalier de la Barre, dirigée par des militants trotskistes (tendance Lambert) dont certains devaient appartenir au Parti des Travailleurs.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article22016, notice DELÉPINE Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 28 octobre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Sources orales. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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