AMEURLAIN Jean. Pseudonyme dans la Résistance : Jean Louis

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 11 avril 1921 à Paris (XIIe arr.), mort le 4 mars 1992 à Moulins (Allier) ; instituteur ; résistant, commandant FTPF, communiste, membre du Conseil national de l’ANACR.

Jean Ameurlain dans son uniforme de Commandant de la Place de Saint-Étienne, 1945.

Jean Ameurlain fut un élève de l’École Normale de Moulins. En juin 1940, l’examen fut avancé car l’Ecole normale ferma pour accueillir les réfugiés fuyant l’avance allemande.
De retour dans la Nièvre, à Charin, il camoufla deux revolvers puis il aida de nombreux prisonniers français en fuite à traverser la Loire. Il fit sa rentrée scolaire où quelques professeurs entretinrent l’esprit de résistance. Il se maria à Souvigny le 8 juillet 1942 avec une institutrice, Marie Thérèse Vernadet, dont il eut trois enfants. Ils furent nommés à Cressanges dans une commune à forte tradition républicaine en septembre 1942. Ils sympathisèrent avec une dizaine de familles qui appartenaient au PCF clandestin.

Réfractaire au STO, révoqué en février 1943, il entra dans la clandestinité, adhéra au PCF et au Front National. Repéré par la police de Vichy, il s’échappa et fut affecté à la R1 de l’Inter A, à Saint Étienne. Il fit un stage en hiver 43-44 au camp de « Wodli » où il apprit la tactique de la guérilla. En février, en tant que « Régional FTPF », il participa au commandement de deux départements, La Loire et la Haute-Loire, il fut également responsable régional des Jeunesses Communistes. En avril, il devint « Interrégional » « Inter A » groupant les cinq départements, Loire, Haute-Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Allier, mais suite à une série d’arrestations, il perdit le contact avec les FTPF et revint dans l’Allier.

Organisateur de nouvelles formations, il créa le maquis « Danielle Casanova » dans le secteur de Besson-Meillard (Allier) doté d’un réseau de 20 fermes amies puis le « Camp des Espagnols » (Allier) et celui de « Montoncel » (Loire).
A la Libération du département, il coordonna l’action de tous les maquis FTPF.

De retour à Saint Etienne, il fut promu à 23 ans « Commandant de la Place de Saint Etienne », chef de Bataillon FFI, il partit avec la Première Armée pour faire la campagne d’Alsace, Jean Ameurlain fut démobilisé en juillet 1945.

Il fut nommé instituteur à Saint-Sornin (Allier) de 1945 à 1954, puis jusqu’à sa retraite à Trévol. Secrétaire de la cellule du PCF de son village, il fut plusieurs fois candidats aux élections municipales sans jamais être élu.

Il organisa un important travail qui permit à de très nombreux Résistants d’obtenir le certificat FFI, il fut membre du Conseil National de l’ANACR, pendant plusieurs décennies, secrétaire général de l’ANACR pour l’Allier, il participa activement aux organisations de l’Éducation nationale et à celle du monde sportif.

À sa mort, une immense foule et de nombreuses personnalités l’accompagnèrent, le 6 mars 1992 au cimetière de Souvigny.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article220191, notice AMEURLAIN Jean. Pseudonyme dans la Résistance : Jean Louis par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 7 novembre 2019, dernière modification le 28 septembre 2021.

Par Jean-Noël Dutheil

Jean Ameurlain dans son uniforme de Commandant de la Place de Saint-Étienne, 1945.

SOURCES : Autobiographie, 20 janvier 1983. — Entretien enregistré avec André Sérézat, 1984. — Presse : Résistance Auvergne, n° 86 avril 1992.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément