GUERRIER Didier, Jean

Par Annie Pennetier

Né le 3 juin 1919 à Tours ( Indre-et-Loire), exécuté sommairement le 9 août 1944 à Saint-Symphorien (commune de Tours, Indre-et-Loire) ; secrétaire d’administration ; résistant réseau Mousquetaire rattaché au BCRA.

Didier Guerrier était le fils de Eugène, Florentin Guerrier et de Georgette Gallimberti, italienne née le 28 août 1883 à Djeddeh (Arabie) mariés le 7 juillet 1883 à Poce-sur-Cisse (Indre-et-Loire). Marié à Alberte, Rose Truc, il était domicilié 2 boulevard Villars à Toulon (Var) puis à Ouches-Noizay (Indre-et-Loire).
De 1936 à 1941, il travailla comme matelot radio et effectua en 1938, une mission le long des côtes espagnoles. Il fut mobilisé pendant la guerre à bord du torpilleur La Railleuse puis du Marigot.
Didier Guerrier entra en juin 1943 ou le 4 janvier 1944 dans le Réseau Mousquetaire comme radio, avec le grade de sous-lieutenant : volontaire pour les missions les plus dangereuses. Arrêté le 5 juillet 1944 sur dénonciation d’un agent double (Rousselot, dit Saint-André), torturé sans relâche par la Gestapo, il n’a pas parlé. Tous les membres de son réseau furent arrêtés dont son chef le capitaine Edmond Michel. Ils étaient accusés d’avoir élaboré un plan pour faire sauter les locaux de la Sipo-SD. Didier Guerrier et ses camarades furent incarcérés à la prison de Tours.
Le 9 août 1944, à l’approche des troupes américaines du général Patton et à la veille du départ des troupes allemandes d’occupation, Didier Guerrier et 25 autres prisonniers furent extraits de la prison et conduits au camp d’aviation de Parçay-Meslay. Après leur exécution par balles, les 26 corps furent sommairement enfouis dans des trous de bombes.
Fin août, du 26 au 29, leurs corps furent découverts sans papiers d’identité puis inhumés au cimetière de Saint-Symphorien après des obsèques officielles.
Un cadavre découvert dans le charnier du camp d’aviation de Saint-Symphorien a été reconnu par Madame Gallimberti (écrit Galimberthe dans les archives) épouse Guerrier et par Madame Truc épouse Guerrier pour être celui de leur fils et mari ; un acte de décès a été dressé le 3 octobre 1945 par le Maire de Saint-Symphorien, déclaré nul pour avoir été rédigé plus d’un an après le décès. Un acte de décès définitif a été dressé le 29 novembre 1945 à la suite d’un jugement et indique que Didier Guerrier est « décédé vers le 9 août 1944 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) »
Didier Guerrier a été reconnu Mort pour la France (ordonnance n°45-2717 du 2 novembre 1945, en date du 1er avril 1946 n°89904 ) et homologué Interné résistant en mars 1963.
Nomination au grade de sous-lieutenant des FFC par décret du 24 mai 1947.
Il a été décoré à titre posthume de la Légion d’Honneur et de la Croix de guerre avec étoile de Vermeil.

Didier Guerrier a été inhumé au cimetière communal de Noizay (Indre-et-Loire).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Noizay, ainsi que sur le monument des fusillés de Saint-Symphorien et le monument de la Résistance à Tours.

Saint-Symphorien – Tours (Indre-et-Loire) 9 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article220207, notice GUERRIER Didier, Jean par Annie Pennetier, version mise en ligne le 25 novembre 2019, dernière modification le 11 septembre 2021.

Par Annie Pennetier

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16P 275489 . — AVCC Caen, AC 21 P 621059 (non consulté) . — État civil (recherche d’Hélène Biéret). — MémorialGenweb. — Photo et état civil de ses parents communiqué par sa famille, Valérie Domenger.

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