MARTINE François, Louis

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 9 septembre 1907 à Menet (Cantal), mort au combat le 20 août 1944 à Paris (Ier arr.) ; fort des halles ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

François Martine était le fils de Jean, tailleur de pierre et de Agathe Chaumeil, sans profession. Il fut adopté par la Nation par jugement du tribunal civil de Mauriac du 11 avril 1919. Divorcé en premières noces de Paulette Sahra Renée Courcelle, il se remaria avec Renée Marie Lucienne Mauclerc le 3 juin 1937 à Clamart (Seine), dont il devint veuf. Il était père de deux enfants et domicilié à Clamart (Seine, Hauts-de-Seine).
Il fut champion d’haltérophilie et remporta le critérium national en 1943.
Il exerçait le métier de fort des halles et dépendait de la Préfecture de police.
Il entra dans la Résistance comme chef de groupe des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) (mention rectificative du 20 novembre 1945 et participa à la Libération de Paris.
La barricade sur laquelle il se trouvait fut attaquée par un détachement allemand et François Martine fut tué d’une balle explosive en pleine tête après avoir abattu un commandant SS, le 20 août 1944 à 21h50 au coin de la rue Coquillière et de la rue du Jour, à Paris (Ier arr.)
L’acte de décès fut dressé le 21 août 1944 sur la déclaration de Henri Letreguilly, 70 ans, syndic chef de la Corporation des Forts aux Halles, domicilié 82 rue de Rivoli, à Paris.
Il obtint la mention « Mort pour la France » suivant avis du Secrétariat général des Anciens combattants en date du 17 octobre 1945 et la Croix de chevalier de la Légion d’honneur le 10 juin 1946 et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il reçut une citation à l’Ordre de la Nation le 23 mai 1946 ainsi libellée : « Fort des halles à Paris, par son calme réfléchi, son mépris absolu du danger et son esprit d’abnégation, à donné à tous, au cours des combats pour la libération de Paris, un exemple magnifique d’héroïsme. Mort au champ d’honneur. »
Son nom figure sur la plaque commémorative à sa mémoire, apposée sur la façade "Au Pied de Cochon" rue Coquillière, face à l’église Saint-Eustache, à Paris (Ier arr.)

Sa fille aînée a reçu en 1946 la Légion d’honneur qui lui fut attribuée à titre posthume.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article220651, notice MARTINE François, Louis par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 27 novembre 2019, dernière modification le 11 septembre 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

Sa fille aînée a reçu en 1946 la Légion d’honneur qui lui fut attribuée à titre posthume.

SOURCES : Luc Rudolph, Policiers rebelles 1940-1944, éditions LBM 2014.— site internet Libération de Paris.— Mémorial Genweb.— État civil (actes de naissance et décès).

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