PLANTIER Augustin, Jean [Pseudonyme dans la Résistance : Tintin]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 20 octobre 1889 à Vernioz (Isère) ; sommairement exécuté le 18 juin 1944 à Saint-Alban-de-Varèze, village de la commune de Vernioz (Isère) ; ajusteur-mécanicien et entrepreneur de battage ; homologué Forces françaises de l’Intérieur avec le grade d’adjudant et interné résistant

Augustin, Jean Plantier était le fils de Joseph et d’Eugénie Lecourt.
Il épousa Félicienne, Marthe Torgue. Ils eurent une fille.
La famille habitait Vernioz (Isère).
Jean Plantier apprit le métier d’ajusteur-mécanicien. En 1944, il était entrepreneur de battage.
Il fit son service militaire entre 1910 et 1912 au 4ème régiment du Génie.
Rappelé sous les drapeaux le 1er août 1914, il fut détaché en usine travaillant pour la Défense Nationale à partir du 31 juillet 1915 et fut affecté à différentes usines de la région lyonnaise.
Il fut rendu à la vie civile le 2 septembre 1919.

Jean Plantier rejoignit la résistance dès 1942. Appartenant au groupe "Combat" du secteur 6 de l’AS-Rhône, il fut chargé de missions de propagande et de ravitaillement des maquis.

Le 18 juin 1944, à 6 heures du matin, une dizaine de camions amena à Vernioz (Isère) un fort détachement allemand.
Le village fut encerclé et trois civils, agents de la Gestapo, accompagnés de quelques militaires se rendirent immédiatement chez Jean Plantier qui avait été dénoncé et qui fut arrêté sans ménagement et emmené.

Le convoi reprit la route et se rendit au lieu-dit "Buis Brot" ou "Les Biberots" situé au-dessus du village de Saint-Alban-de-Varèze, commune de Vernioz.
Là, les Allemands attaquèrent une ferme isolée qui abritait un groupe de résistants et exécutèrent sommairement Jean Plantier.
Son corps, criblé de balles, fut trouvé sur le lieu même de l’exécution par son beau-frère, maire de la commune, qui l’identifia immédiatement.

Le corps de Jean Plantier fut emporté au village avec les corps de sept résistants qui avaient péri dans l’attaque de leur camp.

Jean Plantier obtint la mention "Mort pour la France".
Il fut homologué membre des Forces françaises de l’Intérieur avec le grade d’adjudant et interné résistant.

Il fut enterré dans le caveau familial au cimetière communal de Saint-Alban-de-Varèze (commune de Vernioz).

Son nom figure sur le monument érigé sur le lieu du massacre et sur le monument aux morts de Saint-Alban-de-Varèze.
Une place de Vernioz porte le nom de place Jean Plantier.


Voir : Vernioz

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article220716, notice PLANTIER Augustin, Jean [Pseudonyme dans la Résistance : Tintin] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 1er décembre 2019, dernière modification le 1er décembre 2019.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’oppression : 3808W 414 et 651 — Arch. dép. Isère, RMM : 11NUM/1R1486_04 — SHD Vincennes GR 16 P 481451 — AVCC Caen AC 21 P 136233 et AC 21 P 662166 (à consulter) — Jean-Daniel Berger, Comme un essaim de guêpes... Résistance et guérilla en R1, secteur VI Rhône-Isère, tome 1, Juin 1940-juin 1944, tome 2, Juin-septembre 1944, Impressions Modernes (Guilherand-Granges) ; 2001 — Mémorial GenWeb — Mémoire des hommes — État civil

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