MAYOUD Benoit [MAYOUD Jean Benoit]

Par Michel Launay, André Vessot

Né le 7 novembre 1902 à l’Arbresle (Rhône), mort le 27 avril 1994 à Caluire-et-Cuire (Rhône) ; ouvrier agricole, chef d’atelier dans la métallurgie, ouvrier dans le textile ; syndicaliste CFTC du Rhône, membre du Conseil national économique (1938-1940), secrétaire général de la Fédération CFTC du textile (1947-1960), vice-président de la CFTC (1947-1949), membre du Conseil économique (1947-1959).

Fils d’un vigneron, Jean-Benoît Mayoud entra dans la vie active à l’âge de quatorze ans : d’abord ouvrier agricole entre 1916 et 1919, il devint chef d’atelier dans la métallurgie en 1933 et le demeura jusqu’en 1936.
Il fut secrétaire permanent de l’Union des syndicats ouvriers lyonnais CFTC d’octobre 1936 à septembre 1939, puis de l’Union départementale du Rhône de septembre 1939 à septembre 1941. En juin 1936, il participa à la création de la première section syndicale CFTC dans les usines Berliet . Il prêta son concours à la mise sur pied du comité régional des syndicats textiles du Sud-Est en 1937 et en assura le secrétariat de 1937 à 1939. Il fut membre du Conseil national économique de 1938 à 1940 comme représentant de la Fédération française des syndicats chrétiens de l’industrie du textile.
Pendant la guerre, il entra comme ouvrier à la Rhodiacéta à Lyon-Vaise. Il y créa des commissions syndicales qui étaient alors les seules organisations tolérées par la loi. Il fut membre de plusieurs commissions régionales et nationales, ainsi que de la commission du textile : il fut nommé membre du Conseil national de Vichy en 1941, présenté alors comme « tisseur, secrétaire du Comité des syndicats textiles du Sud-Est », et membre de la commission provisoire d’organisation de la famille professionnelle de la fabrication des tissus et des industries similaires par arrêté d’Hubert Lagardelle, du 20 août 1942. En 1942, il procéda dans sa région, en collaboration avec Marius Vivier-Merle, à une enquête montrant l’hostilité de 175 « chefs syndicaux » sur 185 au départ de la main-d’œuvre en Allemagne en échange des prisonniers. En 1944, il fut arrêté par la milice puis relâché.
Après la guerre, en 1945-1947, Benoit Mayoud fut secrétaire de la fédération des syndicats chrétiens du textile puis, de 1947 à 1960, secrétaire général de la fédération CFTC du textile dont Marius Merey et Albert Myngers ont successivement assuré la présidence.
Il fut élu au Bureau confédéral de 1945 à 1955 et il en fut un des vice-présidents de 1947 à 1949. Il siégea au Conseil économique (1947-1959) représentant les travailleurs CFTC.
Le 15 janvier 1949 il présenta au Conseil Économique un rapport comportant des propositions de loi concernant le financement des œuvres sociales des Comités d’entreprise afin de leur assurer des ressources stables.
En plus de ses responsabilités nationales, Benoit Mayoud fut membre du bureau de l’Union départementale du Rhône de 1946 à 1948 et élu au conseil de la même Union lors des congrès de 1954 (réélu en 1955 et 1956). En 1961, il accepta d’en être le président.
Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1950, en qualité de graveur en textile. En 1955 c’est lui qui remit les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Alexis Delorme. Il fut ensuite promu officier de la Légion d’honneur en 1963, en qualité de secrétaire général de la Fédération du textile
Jean-Benoît Mayoud s’était marié en 1927 à Saint-Germain-sur-l’Arbresle (Rhône).
Il acheva sa vie à l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de la Rochette à Caluire (Rhône) où il décéda.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221210, notice MAYOUD Benoit [MAYOUD Jean Benoit] par Michel Launay, André Vessot, version mise en ligne le 21 décembre 2019, dernière modification le 16 juillet 2021.

Par Michel Launay, André Vessot

SOURCES : Arch. dép.du Rhône, fonds UD CFDT 68 J et État civil. — Arch. personnelles Mayoud. — Arch. Fédération habillement, cuir, textile Hacuitex CFDT. — Renseignements communiqués par Hervé Joly, Elise Mavraganis et Auguste Boisson. — Grande Chancellerie de la légion d’honneur. — Journal officiel de la République française, 29 juillet 1950 (décret du 22 juillet1950). — Journal officiel de la République française, 1er janvier1964 (décret du 30 décembre 1963).

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