COTTERLAZ-RANNARD Lucien, dit Papillon

Par Michel Germain

Né le 19 février 1922 à Le Reposoir, (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 1er avril 1944 à Le Petit-Bornand-les-Glières, auj. commune de Glières-Val-de-Borne (Haute-Savoie) ; cultivateur ; président départemental de la J.A.C. (Jeunesse agricole chrétienne) ; résistant de l’Armée secrète aux Glières.

Fils de François Alexandre Cotterlaz-Rannard, agriculteur, et de Constance Clopt, décédée au moment des faits de 1944 relatés ci-dessous, Lucien Cotterlaz-Rannard arriva avec sa famille au hameau de La Balme, à La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie), au cours de l’année 1933. Il adhèra à l’A.C.J.E. et devint, en 1940, président départemental de la J.A.C. (Jeunesse agricole chrétienne).
En 1942, le commandant Jean Vallette d’Osia lui demanda de prendre en main l’Armée Secrète de La Roche-sur-Foron, de rassembler les jeunes réfractaires rochois et réfugiés lorrains et alsaciens, qui affluaient. Il créa un corps franc en 1943, qui fit parler de lui pour ses sabotages ferroviaires. En janvier 1944, les jeunes de son groupe préparèrent les chalets sur le Plateau des Glières qui devaient recevoir les maquisards. Les Rochois montèrent sur le Plateau et Lucien Cotterlaz-Rannard devint le chef de la section "Savoie-Lorraine", (compagnie Humbert). Il participa aux opérations du 12 février, du 2 et du 10 mars 1944 notamment. (Lire Glières mars 1944 Editions de La Fontaine de Siloé).
Pris par les Allemands, près des chalets de Tinnaz, le 27 mars 1944, il fut violemment interrogé à Petit-Bornand. Il aurait dit à ce moment-là « Je sais que je vais mourir ; je demande que mes camarades accomplissent leur devoir comme moi-même » (in Glières, première bataille de la Résistance, 1949)
Il fut exécuté avec Roger Charra* et Jacques Lébovici*, au lieu-dit les Sissibles (Petit-Bornand), à l’aube du 1er avril 1944.
Il fut déclaré « Mort pour la France » le 3 décembre 1945, par décision du Secrétariat général aux Anciens Combattants n°543 501 EC/A2 et homologué FFI Interné Résistant. Une plaque a été scellée sur le lieu de son martyre. Son nom figure sur le monument aux morts de son village natal, ainsi que sur les plaques de bronze du monument aux morts de La Roche-sur-Foron et une rue de la ville porte son nom. Pour en savoir plus sur le rôle de la J.A.C et de Lucien Cotterlaz-Rannard, on peut lire « La J.A.C. » d’Hyacinthe Vulliez, paru aux Editions du Vieil Annecy, en 2004.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221391, notice COTTERLAZ-RANNARD Lucien, dit Papillon par Michel Germain, version mise en ligne le 19 décembre 2019, dernière modification le 19 décembre 2019.

Par Michel Germain

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — MémorialGenWeb. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 145134

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