MELMAN Samuel dit Sam dit Jean Douillet

Par Annie Pennetier, Claude Pennetier

Né le 16 avril 1925 à Paris (XIIe arr.), exécuté sommairement le 11 août 1944 à Grenoble (Isère) ; maroquinier ; résistant FTP.

Tombe au cimetière du Père-Lachaise

Les parents de Samuel Melman venaient des milieux juifs de Varsovie Pologne. Le père Herthe (Albert) Melman était cartonnier à Paris, rue Étienne Dolet ; sa mère, Syma Wajsbrot, s’occupait des enfants. Tous les deux étaient et resterons jusqu’à la fin de leur vie des communistes convaincus et militants.
Samuel Melman, célibataire, travaillait comme maroquinier certainement à Paris où sa mère était domiciliée 52 rue des Couronnes Paris (XXe arr.). Sans doute jeune communiste, résistant FTP, il rejoignit dans les Alpes le Maquis de l’Oisans, puis dans le Vercors il participa aux combats de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) et fut arrêté à Méaudre le 5 août 1944. Interné dans les locaux de la Gestapo de Grenoble, Samuel Melman fut exécuté sommairement par les troupes allemandes le 11 août 1944 au polygone de Grenoble.
Le 26 août 1944, deux charniers furent découverts au polygone. Le premier contenait les corps des 25 victimes exécutées le 11 août 1944. Le second, ouvert le 28 août 1944, contenait les restes de 23 victimes exécutées le 13 juillet 1944.
Répertorié sous le n°13, Samuel Melman fut identifié par sa mère le 23 octobre 1944 selon les archives, où par son père selon la mémoire familiale.
Son corps repose au cimetière du Père-Lachaise avec le mention : "Sam Melman, fusillé par les Allemands le 11 août 1944 à l’âge de 19 ans. Mort pour la France. Notre cher fils bien aimé."
Samuel Melman a été reconnu Mort pour la France, résistant FTPF du 5e bataillon (commandant FTP Ruger alias Gérard), soldat FFI avec services retenus à partir du 1er avril 1944. Le statut d’interné résistant lui a été refusé, décision inhabituelle et surprenante car de nombreux résistants exécutés sur le champ ont obtenu ce statut ; il a été homologué Interné politique le 29 mai 1956 pour la période du 5 août au 11 août 1944.
Son nom est inscrit sur le mémorial du Maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet (Isère).
Son nom est inscrit sur le mur du mémorial de la Shoah.
Il était de la même famille que le communiste clandestin Isaac Klajnfinger, fusillé au Mont-Valérien le 15 décembre 1941. Ils reposent dans la même tombe au cimetière du Père-Lachaise, avec ses parents et ses oncles et tantes.
Le nom de Samuel Melman figure également sur la liste des victimes établie par le Mémorial de la Shoah à Paris et sur celle du Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem (Israël).


Voir : Grenoble, charniers du Polygone


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221425, notice MELMAN Samuel dit Sam dit Jean Douillet par Annie Pennetier, Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 décembre 2019, dernière modification le 19 novembre 2020.

Par Annie Pennetier, Claude Pennetier

Tombe au cimetière du Père-Lachaise

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 541 — SHD, Vincennes, GR 16 P 409737. — Mémorial Genweb. — Tombe au Père-Lachaise. — Témoignage de sa soeur, Jacqueline Szobad, avril 2020.

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