COMBES Louis [COMBES Jean Louis]

Par Marie-Cécile Bouju

Né le 31 décembre 1822 à Paris (Xe arr.), mort le 5 janvier 1881à Paris (XIVe arr.) ; lithographe, journaliste, bibliothécaire, préfet ; socialiste, franc-maçon ; conseiller municipal de Paris, conseiller général de la Seine.

Fils de Pierre Combes, cocher, et de Marguerite Besnard, Combes fut orphelin de père dès 1824. Il devint lithographe. En 1848 et 1850, il était secrétaire du Comité électoral lithographique, aux côtés de Jean-Baptiste Girard. En 1851, Combes travaillait pour Hollier, 37 rue Galande à Paris, maître imprimeur lithographe spécialisé dans les images de propagande napoléoniennes tout en étant suspecté de sentiments républicains.

Combes s’engagea dans la vie politique dans les années 1840. Il fut trésorier du Club socialiste. En 1852, Eugène Fombertaux, Gabriel Charavay et lui furent condamnés par la cour d’assises de la Seine à cinq de prison et 1000 francs d’amende, pour avoir imprimer et diffuser clandestinement les Bulletins du Comité de résistance. Incarcéré à Belle-Isle, il y rencontra Blanqui.

Libéré en 1853, Combes vécut d’emploi dans l’édition et écrivit des livres d’histoire. Il fut en particulier embauché par Larousse à partir de 1858 pour son Grand Dictionnaire, pour lequel il écrivit la plupart des notices consacrées à la Révolution française. Il écrivait également dans la Revue politique, le Nain Jaune et le Réveil. Il fut à nouveau poursuivi en 1862, accusé d’avoir organisé une imprimerie clandestine, mais l’affaire se conclut par un non-lieu.

Le 3 octobre 1870, Combes fut nommé préfet dans le département de l’Allier mais donna sa démission le 15 mars 1871. En 1874, il fut élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine. En 1878, il devint bibliothécaire au ministère de l’Intérieur.

En 1879, il devint franc-maçon (loge Droit et Justice à Paris).
Combes était rédacteur pour le journal la République française et poursuivit la publication de livres d’histoire dont une Histoire populaire des révolutions françaises, publiée en livraisons qu’il n’acheva pas.

Combes avait épousé le 7 janvier 1858 à Paris Sophie-Marceline Monot, coloriste. Le couple eut deux enfants morts en bas âge.
Combes aurait été à l’origine de la phrase : « Le Cléricalisme, voilà l’ennemi. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221640, notice COMBES Louis [COMBES Jean Louis] par Marie-Cécile Bouju, version mise en ligne le 31 décembre 2019, dernière modification le 23 novembre 2022.

Par Marie-Cécile Bouju

ŒUVRE CHOISIE : Histoire ancienne. La Grèce. Paris : impr. de Dubuisson, 1861 (Bibliothéque utile). — Histoire populaire des révolutions françaises et des insurrections et complots depuis 1789 jusqu’à nos jours. Paris : Imp. de Blot, 1872, gd in-8°. — Épisodes et curiosités révolutionnaires. Paris : G. Decaux, 1877.

SOURCES : Émile Mermet, Annuaire de la presse française, 1882, p. 826-827 ; Journal des débats, 14 février 1852, p. 3. — Jean-Yves Mollier et Bruno Dubot, Histoire de la librairie Larousse (1852-2010), Fayard, 2012. — Vincent Wright, Les Préfets de Gambetta, PUPS, 2007, p. 146-147.

ICONOGRAPHIE : Alfred Gauvin, Médaillon, 1882. Plâtre conservé au Musée Carnavalet (Paris) et sur la pierre tombale, cimetière du Père-Lachaise (Paris).

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