VANNIER Maurice, Georges, Louis alias Osier

Par Daniel Grason

Né le 2 août 1901 à Paris (VIe arr.), mort le 15 avril 1945 à Buchenwald (Allemagne) ; ingénieur ; commandant ; membre du Grand Orient de France ; résistant ; membre des forces Françaises combattantes (FFC).

Maurice Vannier
Maurice Vannier

Fils d’Armand Georges, vingt-quatre ans, ciseleur et de Louise Jeanne, née Clauss, vingt-quatre ans, couturière Maurice Vannier naquit au 6 rue de la Montagne Sainte-Geneviève. Il épousa le 17 septembre 1923 Aimée, Georgette, Eugénie Lethias au Perreux-sur-Marne. Il se remaria le 25 mars 1931 Marguerite Louise Daniel en mairie du Vésinet (Seine-et-Oise, Yvelines), trois enfants naquirent, la famille vivait au 15 rue des Charmettes. Il était Frère de la loge de la Bonne Foi de la loge du Grand Orient de France de Saint-Germain-en-Laye.
Il exerçait la profession d’ingénieur à la Société Parisienne pour l’Industrie des Chemins de Fer dont le siège social était au 85 boulevard Haussmann (VIIIe arr.) Il rejoignit le groupement « Ceux de la Libération » à l’Automne 1940, il en devint le secrétaire général.
Frédéric-Henri Manhès a été arrêté le 3 mars 1943 par des inspecteurs de la BS1. Des inspecteurs restèrent de permanence dans son bureau. Maurice Vannier téléphona à plusieurs reprises demandant un rendez-vous, l’un des inspecteurs se faisant passer pour Manhès lui donna son accord, comme il le demandait pour le jeudi 4 mars 1943 à 17heures 45 au Pont-Cardinet dans le XVIIe arrondissement. Un lieu peu fréquenté, situé à proximité de la gare de marchandises des Batignolles.
Maurice Vannier accompagné de Marcel Pons étaient à l’heure, plusieurs inspecteurs de la BS1 attendaient. Interpellés, emmenés dans les locaux des Brigades spéciales à la Préfecture de police. Fouillé, il était porteur de trois mille francs et d’une carte d’identité au nom de madame Dreyfus Raffalovich.
Déporté, il était dans le convoi de 2006 hommes qui partit de Compiègne le 22 janvier 1944 à destination de Buchenwald. Il fut de ceux avec notamment Alfred Kirchmeyer qui intervinrent auprès de Frédéric-Henri Manhès pour qu’il accepta de faire partie du Comité des intérêts français (CIF) de Buchenwald aux côtés du communiste Marcel Paul. Maurice Vannier fit partie du comité maçonnique loge nommée « Amicale des barbelés de Royallieu ». Un comité maçonnique a été formé à Buchenwald qui compta quatre-vingt membres.
Matricule 42038, il mourut de maladie le 15 avril 1945. Après avis du Ministre des anciens combattants et victimes de guerre du 3 mai 1947 la mention « Mort pour la France » a été porté sur son acte de naissance.
Maurice Vannier a été nommé Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume. Le conseil municipal du Vésinet donna son nom à la rue des Charmettes où il habita. Dans la ville sur une plaque : « À la mémoire de nos Frères de la Bonne Foi, soldats de la Résistance, morts en déportation pour la défense de notre idéal » rappelle la mort de six membres de la Loge, cinq en déportation dont Maurice Vannier. Dans le cimetière communal une stèle porte son nom, il été aussi gravé sur le monument aux morts du cimetière.
Le Mémorial du Grand Orient de France, 16 rue Cadet à Paris (IXe arr.) : « À la mémoire des Frères Maçons fusillés, déportés, morts au combat – victimes des nazis et de leurs alliés » rappelle le souvenir des membres de la Loge morts pendant la Seconde guerre mondiale.
Maurice Vannier a été homologué au titre des Forces françaises combattantes (FFC), et Déporté interné résistant (DIR), et déclaré « Mort pour la France » le 3 mai 1947.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221671, notice VANNIER Maurice, Georges, Louis alias Osier par Daniel Grason, version mise en ligne le 2 janvier 2020, dernière modification le 2 janvier 2020.

Par Daniel Grason

Maurice Vannier
Maurice Vannier

SOURCES : Arch. PPo. 77 W 3101. – Bureau Résistance GR 16 P 585576. – Dictionnaire historique de la Résistance, Sous la direction de François Marcot, avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, Éd. Robert Laffont, 2006, pp. 888-889 « Francs-maçons », Olivier Dard. – Olivier Lalieu, La zone grise ? La résistance française à Buchenwald, préface de Jorge Semprun, Éd. Tallandier, 2005, pp.146, 167, 347. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. – État civil numérisé Paris (VIe arr.) V4E 8586 acte n° 2348.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 169

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