EPERON Georges

Par Marianne Enckell

Né en 1922 à Lausanne (Suisse), mort le 6 novembre 2012 à Genève.

Georges Eperon. Photo Daniel Kuenzi.

Enfant « naturel », placé dès sa naissance, Eperon a dû travailler dès l’âge de 10 ans ; après quelques années en orphelinat, il a été valet de ferme puis a essayé de se débrouiller à Genève. Rétif à toute forme d’autorité, l’Eglise, l’armée (il a fait trois mois de prison pour refus de servir), les patrons, il déclarera bien plus tard : « Je refusais d’être un esclave du travail, je voulais profiter de la vie. J’avais du temps à rattraper, comme une revanche à prendre sur mes années d’enfance volées. » C’est alors que, fréquentant les soupes populaires, il rencontra Louis Bertoni qui l’entraîna aux réunions du groupe anarchiste et lui ouvrit les portes de sa bibliothèque. Les livres et l’anarchisme, deux passions qu’il conserva sa vie durant.
Artisan peintre, il n’a cessé de partager ses convictions avec ses clients, ses voisins, ses libraires, ou lorsqu’il a peint des décors pour le Théâtre de Carouge (Genève) ou la Télévision suisse-romande.
L’anarchisme était pour lui un mode de vie. « Je me suis fait moi-même, comme une plante sauvage. ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221717, notice EPERON Georges par Marianne Enckell, version mise en ligne le 3 janvier 2020, dernière modification le 30 octobre 2020.

Par Marianne Enckell

Georges Eperon. Photo Daniel Kuenzi.

SOURCES : L’Illustré, Lausanne, 2.2.2005 — Télévision suisse romande, Zig-Zag Café : Narcisse Praz, janvier 2000 — Geneviève Heller et al., Enfance sacrifiée, témoignages d’enfants placés entre 1930 et 1970, Lausanne 2005.

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