GOULIER Gabriel, René

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 3 mai 1905 à Sallèles-d’Aude (Aude), mort en action le 8 septembre 1944 à Autun (Saône-et-Loire) ; résistant du Corps-Franc Pommiès (CFP) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Gabriel Goulier était domicilié à Angers (Maine-et-Loire).
Il entra dans la Résistance au Bataillon Munier du Corps franc Pommiès créé après la dissolution de l’armée d’armistice, par le capitaine Henri Pommiès de l’ORA.
Le 6 juin 1944, le commandement français de Londres donna l’ordre d’insurrection générale à la Résistance intérieure. Les 3 000 combattants du CFP déclenchèrent la guérilla contre l’armée allemande dans le sud-ouest puis prirent la direction du Morvan pour aller couper la retraite à l’armée allemande en compagnie de la colonne Schneider. Le 5 septembre 1944 le bataillon Munier fut affecté au nouveau détachement de Rougemeont et fit mouvement sur Autun.
Le 8 septembre 1944 les FFI assistés des FTP du régiment Valmy passèrent à l’attaque de la garnison d’Autun. À l’annonce du retour de la colonne Bauer qui tentait de reprendre Autun à partir de la RN 73, le colonel Demetz envoya un de ses escadrons et deux bataillons de la demi-brigade Wurteisen pour interdire l’entrée de la ville aux Allemands. Le bataillon du capitaine Turban fut placé à gauche de la route et celui du capitaine Munier à droite. Il y eut de violents combats avec beaucoup de morts de part et d’autre. Gabriel Goulier fut tué au cours de ces combats dans la soirée du 8 septembre devant le pont Saint-Andoche, à Autun. Le 10 septembre Autun était libérée par l’action conjuguée des FTP du régiment Valmy, des FFI du sud-ouest (colonne Schneider, Corps-franc Pommiès) et des maquis de Saône-et-Loire (Serge, Maurice, Socrate) renforcés par le 2e dragons du lieutenant-colonel Demetz, avant-garde de l’armée B du général de Lattre.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le Mémorial du Corps-franc Pommiès, à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées) et le monument aux morts de Monthelon avec l’orthographe Goulie (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article221843, notice GOULIER Gabriel, René par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 7 janvier 2020, dernière modification le 7 janvier 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Nombreux articles internet sur le CFP et la bataille d’Autun.— Mémorial Genweb

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