CONTANT Étienne, dit Contant aîné

Par Jean-Yves Guengant

Né le 12 nivôse an VIII (2 janvier 1800) à Brest (Finistère), mort à une date inconnue ; agriculteur ; fouriériste dissident, participant à l’expérience phalanstérienne de Cîteaux.

Troisième d’une famille de six enfants, Étienne Contant est fils d’un commis de Marine, Jean-Louis (1756–1811). Son frère cadet, Eugène-Aristide, né en 1808, était l’économe du collège Joinville de Brest, où Jean-René Allanic était professeur de philosophie.
Il s’installa comme agriculteur à Brest, et fut l’un des premiers phalanstériens de la ville. Il était un proche de Joseph Pouliquen, et soutenait l’École sociétaire, face au groupe dissident de l’Union Harmonienne. Il vouait une passion pour les ouvrages de Charles Fourier, avec qui il eut un échange de lettres en 1836. Il connut un moment difficile, n’ayant les capitaux nécessaires pour développer son exploitation agricole. Il fut sans doute le premier phalanstérien à être admis à la loge maçonnique des Élus de Sully, le 20 décembre 1837, mais il n’y resta pas longtemps. En 1839, il habitait à Paris et il rejoignit L’Union harmonienne et appartint au Comité de la souscription universelle pour la fondation du premier phalanstère. Il signa le 21 janvier 1840 un appel, « Aux disciples de Fourier », qui préconisait de construire rapidement le premier phalanstère. Il pétitionna en 1841 pour demander à la chambre des députés, une enquête sur le grand traité d’association domestique-agricole de Charles Fourier ». Joseph Pouliquen le recommanda pour être recruté en tant qu’agriculteur dans le phalanstère de Condé-sur-Vesgre.
En 1841, il participa à l’expérience sociétaire de l’abbaye de Cîteaux, animée par Zoé Gatti de Gamond et Arthur Young. Il rejoignit la colonie en compagnie de Jean Foucault et s’y installa. Contant est mentionné dans les comptes de Cîteaux pour avoir versé une somme de 15 francs au titre du "crédit de 10 000 francs demandé pour les études d’un phalanstère d’enfants". Il apparait à l’état-civil de Saint-Nicolas-Lès-Cîteaux, comme témoin de membres de la colonie au cours de l’année 1842. Il ne fut pas membre du groupe phalanstérien de Brest en 1844.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222032, notice CONTANT Étienne, dit Contant aîné par Jean-Yves Guengant, version mise en ligne le 14 janvier 2020, dernière modification le 14 janvier 2020.

Par Jean-Yves Guengant

SOURCES : ThomasBouchet, Jean-Yves Guengant, « dit Contant aîné Contant, Étienne », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en août 2011 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article918. — Thomas Voët, La Colonie phalanstérienne de Cîteaux, 1841-1846. Les fouriéristes aux champs, Dijon, EUD, 2001. — Archives municipales de Brest, registre d’état civil, 1 E 14 (vue 47/109). Archives départementales de Côte d’Or, Saint-Nicolas de Cîteaux, 1842 vue 654/708. — Archives nationales, Archives sociétaires : lettres de Contant aîné à Fourier, envoyées de Brest, 6 août et 21 novembre 1836. — Almanach social pour l’année 1840, & Almanach 1841. — Journal Le Nouveau Monde, 1840 et 1841.

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