MAGNIN Georges, Joanny, Charles

Par Jean-Luc Marquer

Né le 22 février 1922 à Crémieu (Isère), sommairement exécuté le 15 mars 1944 à Fontaine (Isère) ; boucher ; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur

Georges, Joanny, Charles Magnin était le fils d’Henri Joannès et de Lucie, jeanne Rapillard.
Il était boucher à Pont-de-Chéruy (Isère) où il habitait.
Il s’engagea dans la Résistance.
Il était connu sous le surnom de "Bouboule".
Georges Magnin accompagna Manuel Olivero quand celui-ci vint rendre visite à sa mère, veuve, qui habitait au rez-de-chaussée d’un immeuble, 16 rue de la Tannerie à Fontaine (Isère). Son oncle Alphonso Diaz habitait au premier étage. Il hébergea Manuel Olivero et Georges Magnin.
Le 15 mars 1944, vers 5 heures du matin, des membres de la police allemande en civil accompagnés d’un détachement de soldats se présentèrent au domicile de Philomène Olivero.
Envahissant le logement, ils demandèrent où se trouvait Manuel Olivero et Bouboule.
Devant les affirmations d’ignorance de Philomène Olivero, ils montèrent au premier étage et investirent l’appartement de la famille d’Alphonso Diaz.
Interrogé, celui-ci indiqua la chambre où dormaient son neveu et Bouboule.
Les Allemands se saisirent des deux hommes et les placèrent devant le mur de la cour pour les fusiller, mais devant les cris et supplications de la mère de Manuel Olivero, ils prirent le parti de les faire monter dans une camionnette et les emmenèrent.
Philomène Olivero et son frère essayèrent de suivre le véhicule mais furent repoussés par des soldats allemands. Au bout d’un moment ils purent enfin partir et, suivant les traces de roues dans la neige, trouvèrent les corps de Manuel Olivero et de Bouboule devant la Mairie de Fontaine.
Ils portaient des traces de balle dont un coup de grâce porté à la nuque.
Plusieurs témoins entendus par les gendarmes indiquèrent avoir entendu trois rafales vers 6 heures du matin.
Après l’examen par un médecin qui confirma la mort par balles, les corps furent transportés à la morgue de Fontaine.
Retournant fouiller le chambre de Manuel Olivero, les gendarmes découvrirent une carte de membre d’un club sportif de Pont-de-Chéruy (Isère) au nom de Georges Magnin. Une enquête rapide permet de confirmer que telle était l’identité de Bouboule.
Georges Magnin obtint la mention "Mort pour la France".
Il fut homologué résistant membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur le monument aux morts Pont-de-Chéruy.


Voir : Fontaine


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222068, notice MAGNIN Georges, Joanny, Charles par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 18 janvier 2020, dernière modification le 30 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression 3808 W 412 et 476 — SHD Vincennes GR 16 P 383460 (à consulter) — AVCC Caen AC 21 P 80909 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — État civil

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