PARONELLI Aimé, Pierre

Par Jean Belin

Né le 30 juillet 1913 à Rambervillers (Vosges), mort le 8 janvier 1986 à Dijon (Côte-d’Or) ; cheminot ; syndicaliste CGT et militant communiste de Côte-d’Or ; résistant au sein du Front national (FN) et des Francs-tireurs et partisans (FTP) ; élu municipal.

Fils d’Henri Paronelli et de Thérèse Buzzi, Aimé Paronelli, fut garçon de café avant son incorporation de 1933 à 1934. À son retour, il fut embauché comme ajusteur aux ateliers et wagons de la Cie du PLM de Perrigny-lès-Dijon (Côte-d’Or). Au contact des militants du dépôt, il adhéra à la CGT et au PCF à partir de 1937. Dès la fin de 1940, Aimé Paronelli participa à la résistance au sein du Front national (FN) et des Francs-tireurs et partisans (FTP), ainsi qu’aux actions revendicatives et patriotiques avec ses camarades du dépôt.
Pendant l’occupation, il hébergea des militants et des résistants clandestins recherchés par la Gestapo. Il participa avec Roger Poulet, Charles Dumont, Raymond Santot, André Bonnet et d’autres militants et résistants cheminots, à l’organisation de la grève patriotique de novembre et de décembre 1943 pour obtenir la grâce de sept cheminots du dépôt condamnés à mort pour leur participation à la Résistance. Cette grève contraignit les nazis à les gracier provisoirement, car ils furent déportés ensuite vers l’Allemagne où ils furent jugés à nouveau et exécutés le 19 avril 1944 dans la prison de Stuttgart. Avec d’autres cheminots résistants, il récupéra des armes dans un wagon aux ateliers, des munitions dans un container abandonné sur la route de Beaune par les Allemands. Il fut arrêté chez lui à 5 heures du matin fin juin 1944 par des auxiliaires de la Gestapo, probablement des miliciens. Il fut interné une quinzaine de jours à la caserne Krien à Dijon, puis transféré au siège de la Gestapo où il fut interrogé sans ménagement. Il retourna ensuite à la prison de Dijon.
Après la guerre, il fut élu membre de la commission administrative et du Bureau de l’Union Départementale CGT de Côte-d’Or au 31e congrès de juin 1950, délégué du personnel aux ateliers de Perrigny-lès-Dijon. Militant du PCF, il fut secrétaire de la section des cheminots de Dijon de 1956 à 1964, puis membre du comité de section. Il fit également partie du comité fédéral PCF de la Côte-d’Or en 1952-1953, du bureau fédéral en 1954-1956, puis à nouveau du comité fédéral de 1957 à 1968. Il fut membre du conseil syndical CGT des cheminots à partir de 1962, puis fut secrétaire syndical de 1966 à 1968 où il prit sa retraite. Il fut élu conseiller municipal de Dijon de 1953 à 1959 aux côtés de Marcel Harbelot, Marcel Caignol, Roger Chevalier et Antoine Cirillo, ses compagnons de combat et militants communistes comme lui et fut candidat à nouveau aux élections municipales de mars 1959 sur la liste communiste, mais non élu. Il se maria le 21 octobre 1940 à Dijon avec Jeanne Dufour. Domicilié au 40 rue Berliet à Dijon en 1954.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222081, notice PARONELLI Aimé, Pierre par Jean Belin, version mise en ligne le 17 janvier 2020, dernière modification le 17 janvier 2020.

Par Jean Belin

SOURCES : Comités fédéraux du PCF. — Arch. IHS CGT 21, fonds de l’UD et du syndicat des cheminots. — Résistance en Côte-d’Or, Gilles Hennequin, tome 1, édition de 1987. — Le Bien Public, édition du 30-10-1986, article de Gilles Hennequin. — Les communistes dans la Résistance en Côte-d’Or, édition de 1996. — Arch. Départementales de Côte-d’Or, fiche de recrutement militaire. — État civil, mairie de Dijon. — Une semaine en Côte-d’Or, mars 1959.

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