TIHA Jules, Pierre, Joseph

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 14 juillet 1838 à Nantes (Loire-Inférieure) ; ajusteur ; domicilié à Bordeaux, rue de Lormond ; orateur dans les réunions publiques à Bordeaux, sympathisant de la Commune de Paris, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Tiha avait été condamné dix fois pour des délits de droit commun (coups, vol, mendicité, vagabondage) entre 1855 et 1869.
Installé à Bordeaux, il parla dans les réunions publiques et fut condamné à quatre mois de prison par la cour d’assises de la Gironde le 23 juin 1871 pour excitation au mépris ou à la haine des citoyens les uns contre les autres. Libéré, il se rendit chez ses parents.
Arrêté pour vol, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’assises de la Loire-Inférieure le 4 juin 1873. Transporté en Nouvelle-Calédonie, par le Var, où il arriva le 26 juillet 1873, il tenta une évasion en 1879 mais fut repris le même jour. Il mourut le 8 juillet 1882 à l’Ile Nou.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222107, notice TIHA Jules, Pierre, Joseph par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 17 janvier 2020, dernière modification le 17 janvier 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Dép. Gironde, Cour d’assises série U vol. 1871-1872. ― Jean Cavignac, « La répression des mouvements bordelais de solidarité avec la Commune de Paris 1871 », Bulletin de l’Institut Aquitain d’Etudes Sociales, n°5, mars 1871. ― Jean Cavignac, « La Commune et Bordeaux », Répression et prisons politiques en France et en Europe au XIXe siècle, Créaphis, 1990, p. 65-77. ― ANOM COL H 402. ― Bulletin des arrêts de la Cour de cassation rendus en matière criminelle, 1873 n°183.

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