BARON Georges

Par Michel Thébault

Né le 13 novembre 1909 à Bazaiges (Indre), mort en action le 25 août 1944 à Chauvigny (Vienne) ; résistant AS maquis Le Chouan.

Georges Baron était le fils de Joseph Baron (né en 1879 à Rivarennes, Indre), bûcheron et de Joséphine, Pauline Desplaces (née en 1885 à Luzeret, Indre). Sers parents s’étaient mariés le 8 octobre 1903 à Luzeret et il était leur deuxième enfant, après Aimée, Joséphine née en 1905. En 1944, marié à Marie Louise Pouquet, il résidait à Sillars dans le département de la Vienne, entre Lussac-les-Châteaux et Montmorillon.

Il s’engagea, à une date qui reste à préciser, dans la Résistance, rejoignant un maquis de l’Armée Secrète (AS) de l’est du département : le groupement « Le Chouan » de l’Armée Secrète (AS), qui connut après le 6 juin 1944 une forte croissance de ses effectifs. En août 1944, la situation militaire de l’armée allemande sur le front de l’ouest se dégrada brutalement. Le 19 août 1944 un ordre de repli général fut donné aux unités allemandes stationnées dans le sud-ouest. Le passage par le seuil du Poitou devint un enjeu stratégique essentiel, du fait de l’impossibilité de remonter ni par le Limousin (à cause de la Libération de Limoges) ni par l’axe traditionnel de la RN 10 vers Tours (à cause de l’avancée des troupes anglo-américaines). Les unités allemandes de la colonne Elster (groupement de marche du sud-ouest qui réunissait environ 25 500 hommes sous les ordres du général Botho Elster) tentèrent à partir de Poitiers de marcher vers l’est et le nord-est de la Vienne, utilisant les axes secondaires, vers Chauvigny et Lussac-les-Châteaux et circulant de jour comme de nuit pour échapper aux attaques de l’aviation alliée et au harcèlement des forces FFI. Le contrôle des ponts sur la Vienne à Chauvigny devint un enjeu majeur. Le 25 août, dans la nuit, un barrage du maquis Le Chouan était établi à l’entrée du pont routier sur la Vienne. Vers 1 ou 2 heures du matin un véhicule allemand se présenta devant le barrage et répliqua par des tirs aux demandes d’arrêt des sentinelles. Georges Baron et un de ses camarades Marius Serrault furent tués dans l’échange de tirs.

Il obtint la mention mort pour la France et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Rivarennes (Indre) et de Chauvigny, ainsi que sur la plaque commémorative, dans la salle de conseil de la mairie de Chauvigny, dédiée « aux Victimes des Guerres - Tous conflits, autres que 1914-1918 ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222202, notice BARON Georges par Michel Thébault, version mise en ligne le 28 janvier 2020, dernière modification le 31 mai 2021.

Par Michel Thébault

SOURCES : SHD Caen AC 21 P 14273 (à consulter) — Arch. Dép. Indre (état civil, recensements) — Christian Richard Groupement Le Chouan, maquis Est et Nord-Est de la Vienne, Lagardère, Le Chouan, Masier Michel Fontaine Ed. 2015 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — État civil (registre des décès Chauvigny 1944 acte n° 44).

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