BAULON Raymond, Jean, Marie, Maurice

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 10 juillet 1923 à Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise, Val-de-Marne), mort en action le 20 juin 1944 à Saint-Mards-en-Othe (Aube), résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Raymond Baulon appartenait à une famille originaire de Brévannes. Sa grand’mère tenait un café dans la Grande Rue (aujourd’hui rue Henri-Barbusse).
Il se maria en 1943 avec Andrée X..
Réfractaire du S.T.O., il fut interné préventivement au camp de Varennes (Varennes-sur-Seine, Seine-et-Marne). Lorsqu’il fut libéré, il loua une ferme à Sormery (Yonne) et entra dans la Résistance au maquis comme ravitailleur et conducteur de camion et également infirmier, avec le pseudonyme "Mézigue".
Le 20 juin au matin, une colonne allemande de plus de mille soldats allemands et de prisonniers de guerre ukrainiens volontaires des Ostruppen, commandés par quelques officiers SS monta à l’assaut du maquis. 237 maquisards leur firent face courageusement. Les premiers éléments ennemis arrivèrent par la route de Maraye-en-Othe et surprirent six maquisards dont quatre furent tués. Un autre détachement venu de la Belle Fayte tua six maquisards parmi lesquels l’Anglais Léon Mamoutoff, lieutenant SAS qui se fit tuer sur son fusil-mitrailleur Bren pour couvrir le repli de ses camarades.. D’autres troupes venues de Vosnon prirent les résistants en tenaille sans réussir à les anéantir ni à les vaincre. Au soir du combat 27 résistants avaient été tués dont Raymond Baulon et quelques blessés achevés. La 51e Brigade SS de Panzergrenadiers du lieutenant Gelling et le 615e Ostbataillon du major Schramm perdirent une quarantaine d’hommes dont 5 à 6 officiers. Depuis le clocher de l’église de Nogent-en-Othe des résistants furent abattus.
Grâce à un commandement efficace, le repli s’effectua en bon ordre vers Sormery, Eaux-Puiseaux et Chaource.
Les résistants tués, furent recherchés et retrouvés mutilés, crâne défoncé, parties génitales coupées, couchés face contre terre. Ils furent enterrés clandestinement.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et Combattant volontaire de la résistance (CVR).
Il reçut une Citation "Soldat d’un courage exemplaire et d’une grande valeur morale" avec attribution de la Croix de guerre 1939-1945 à titre posthume.
Son nom figure sur le monument aux morts et le monument commémoratif du maquis de la Mivoie, à Saint-Mards-en-Othe (Aube), sur le monument aux fusillés et déportés, à Auxerre (Yonne) et sur le monument aux morts, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne).
Une place Raymond-Baulon honore son souvenir dans sa ville natale depuis le 23 juillet 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222237, notice BAULON Raymond, Jean, Marie, Maurice par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 30 janvier 2020, dernière modification le 31 janvier 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Roger Bruge, 1944, le temps des massacres. Les crimes de la Gestapo et de la 51e brigade SS, Albin Michel, 1994.— Troyes d’hier et d’aujourd’hui par Jacques Schweitzer, Maquis de Saint-Mards-en-Othe.— Wikipédia, Maquis de Saint-Mards-en-Othe.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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