BIHEL Jean

Par Jacques Girault

Né le 6 janvier 1907 à Libourne (Gironde), mort le 22 septembre 1988 à Libourne ; professeur ; militant du SNES ; militant du PSU en Charente puis en Gironde.

Fils d’instituteurs, Jean Bihel, bachelier en 1925, reçu à la licence ès Lettres à la faculté des lettres de Bordeaux (Gironde) en 1929, obtint plus tard le diplôme d’études supérieures à la faculté de Poitiers en 1934. Il prépara l’agrégation par la suite. Au début de ses études, il adhéra en 1927 à un groupe d’Action française qu’il quitta au début des années 1930. Il effectua son service militaire dans l’infanterie à Lyon (Rhône) et se maria en avril 1931 à Libourne avec la fille d’un principal du collège de Libourne constamment malade. Veuf, il se remaria en juillet 1958 à Libourne avec une divorcée. Le couple, la même année, adopta un garçon né en 1942

Maître d’internat pendant six mois en 1928 au lycée de Bayonne (Basses-Pyrénées), Jean Bihel fut nommé délégué pour l’enseignement des lettres en classe de philosophie et de préparation à l’École navale au lycée de Cherbourg (Manche) en janvier 1932. Affecté au lycée de Niort (Deux-Sèvres) en octobre 1932, il fut titularisé comme professeur de collège en 1936. Il enseigna au lycée Longchamps à Bordeaux (Gironde) en octobre 1936, puis le grec et le latin au lycée Guez de Balzac d’Angoulême (Charente) à partir de l’année scolaire 1937-1938.
Mobilisé dans l’infanterie de septembre 1939 à juillet 1940, il reprit son enseignement à la rentrée suivante.
Dénoncé pour avoir appartenu au groupe « Collaboration » depuis 1941, ce qu’il nia, il releva de la Chambre civique qui l’acquitta en juin 1945 après enquête. Parmi les attestations d’une quinzaine d’enseignants de son lycée, figurait notamment l’indication de son engagement au début de la guerre dans un groupe de corps francs pour la défense de la patrie française.

Titularisé comme professeur certifié, il demanda sa mutation pour le lycée mixte de Libourne en 1962. Selon les jugements contradictoires, soit on se félicitait de l’efficacité de son calme, soit on s’accordait sur le manque de vie de son enseignement. Il prit sa retraite à la fin de l’année scolaire 1966-1967.

Militant du Syndicat national de l’enseignement secondaire, responsable de la section syndicale du lycée de Libourne, il militait dans la section locale du Mouvement de la Paix dans cette ville. Venu de l’Union de la gauche socialiste de la Nouvelle Gauche, il adhéra au Parti socialiste unifié dès 1960 et rejoignit la Ligue des droits de l’homme.

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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222501, notice BIHEL Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 février 2020, dernière modification le 16 janvier 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., 581AP/99, 104, 106, F17/16746, 28837. — Notes d’Alain Dalançon.

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