LACIPIÈRE Suzanne, Pauline dite Viviane

Par Daniel Grason

Née le 28 mars 1916 à Calvinet arrondissement d’Aurillac (Cantal) ; mécanographe ; communiste ; résistante ; internée.

Suzanne Lacipière
Suzanne Lacipière

Fille de Jacques Joseph, vingt-neuf ans, employé aux chemins de fer et de Marie, vingt-deux ans, sans profession, Suzanne Lacipière habita chez ses parents 6 rue des Trois Mousquetaires à Argenteuil (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Elle a été vendeuse à l’Economat du Chemin de Fer à Argenteuil. Elle fut membre des Jeunes filles de France. Elle quitta le domicile familial le 15 janvier 1943 et fit partie d’un groupe de résistantes et résistants. Permanente de l’organisation, elle était rétribuée 1 600 francs par mois plus les frais.
Une quinzaine d’inspecteurs de la BS1 prirent en filature des militants clandestins du Parti communiste. Suzanne Lacipière fut repérée pour la première fois le 23 novembre 1942, alors qu’elle quittait à 11 heures 30 le 36 rue Rochechouart et se rendait avenue de la porte de Clignancourt où, à l’angle de la rue Brisard, elle rencontrait à 12 heures 15 Léon Kammeney.
Le 24 novembre 1942, elle quitta son domicile à 8 heures 55. Par le métro, elle se rendit boulevard Raspail où, à l’angle de la rue Chomel, elle rencontra à 9 heures 15, Yvonne qui vivait 44 avenue Aristide-Briand à Montrouge (Seine, Hauts-de-Seine). Toutes deux en métro à la station Chambre des Députés où elles se séparèrent à 10 heures 15.
Elle quitta le 26 novembre 1942 son domicile à 13 heures 30 et se rendit rue Belliard où à 14 heures 10, elle rencontra Henri Bouchaud qui demeurait 38 boulevard Zamenhoff à Clamart (Seine, Hauts-de-Seine). Ils se séparèrent à 14 heures 30.
Suzanne Lacipière sortit Le 4 décembre 1942 à 8 heures du 14 rue Rochechouart à Paris (XVIIIe). Par le métro, elle se rendit à la porte d’Italie et à 9 heures 30 elle rencontra Kammeney. Elle quitta son domicile le 17 décembre 1942 à 9 heures 45, par le métro, elle se rendit boulevard Henri IV (IVe arr.), devant le n° 25 elle rencontra Kammeney. Tous deux, par le métro, se rendirent au Château de Vincennes. À 11 heures, devant le 70 avenue de la République (XIe arr.), ils rencontrèrent Roger Payen.
Le 21 décembre 1942, elle quitta son domicile à 8 heures 35 et, par le métro, se rendit place du Théâtre Français où, à 9 heures, elle rencontra Kammeney. Ils se promenèrent dans le jardin des Tuileries, puis se séparèrent. Elle alla place de la Madeleine où à l’angle de la rue Duphot à Paris (Ier arr.), elle rencontra à 9 heures 35 Robert Weisse qui demeurait 12 rue Gouthière (XIIIe arr.).
Suzanne Lacipière quitta son domicile le 8 janvier 1943 à 14 heures 15 et, par le métro, se rendit au Bois de Vincennes. À 14 heures 50, elle rencontra Kammeney. Ils se séparèrent à 15 heures 30. Suzanne Payen quitta son domicile Le 18 janvier 1943 à 8 heures 30 et se rendit 39, rue de Châteaudun à Ivry (Seine, Val-de-Marne). Elle fit différentes courses et se rendit ensuite au métro Charenton Écoles où à 11 heures 30, elle rencontra Suzanne Lacipière. Ensemble, elles prirent le métro, Lacipière gagna la station Chevaleret où dans la rue du même nom, elle rencontra à midi Henri Bouchaud. Tous deux se dirigèrent à pied vers la Place d’Italie où ils se séparèrent.
Le 20 janvier 1943 Suzanne Lacipière alla à Paris où elle visita des Grands Magasins. Puis, par le métro, elle se rendit à la Mairie d’Issy-les-Moulineaux où, à 16 heures, elle rencontra Henri Bouchaud. Ils se séparèrent à 16 heures 15. Elle reprit le métro et alla à la Nation (XIIe arr.) où, à 17 heures, elle rencontra Weisse. Ils furent perdus de vue sur le cours de Vincennes.
Le 25 janvier 1943, elle rencontra Suzanne Payen à 11 heures à l’angle de la rue Saint-Pierre et de la rue du Roule (VIIIe arr.). Elles prirent le métro à 11 heures 30, à la station Bastille, toutes deux quittèrent la rame. Suzanne Lacipière resta sur le quai et à 11 heures 45 elle était rejointe par Bouchaud. À midi, ils se séparèrent.
Suzanne Lacipière reprit le métro et descendit au Pont-Neuf, elle se rendit sur le quai de Conti (VIe arr.) où, devant l’hôtel de la Monnaie, elle rencontra à 12 heures 30, Kammeney. Ils se séparèrent à 12 heures 45, Suzanne Lacipière se rendit 26 rue des Franc-Bourgeois (IIIe arr.), sa sortie ne fut pas remarquée.
Le 27 janvier 1943, Suzanne Payen quitta son domicile et se rendit 38 bis, boulevard Beaumarchais (XIe arr.). Puis à 10 heures 40, elle se rendit au métro Bastille, elle alla rue Robespierre à Montreuil-sous-Bois où, à 11 heures 15, elle rencontra Suzanne Lacipiére. Elles se séparèrent à 11 heures 25. Le 28 janvier 1943 Suzanne Lacipière rencontra à midi, boulevard de Magenta Kammeney. Ils se séparèrent au bout de quelques instants. Elle se rendit ensuite à son nouveau domicile 12 rue Gouthière (XIe arr.).
Le 3 février 1943, elle sortit de son domicile à 9 heures 30, elle se rendit au Château de Vincennes où, à 10 heures, elle parla avec Kammeney. Suzanne Lacipière reprenait le métro, à la station Étoile Suzanne Payen monta dans le même wagon. Toutes deux descendirent à la station Sablons, par différentes rues elles gagnèrent l’avenue du Roule où, à 11 heures, à l’angle de la rue Saint-Pierre, elles conversèrent. Elles reprirent le métro à Sablons, et se séparèrent à Palais Royal (Ier arr.). Suzanne Lacipière rentra chez elle.
Le 13 février 1943, Suzanne Lacipière quitta son domicile à 8 heures 30 et, par le métro, se rendit rue de Rivoli angle rue des Archives (Ier arr.), où à 9 heures elle entra en contact avec Bouchaud. Ils se dirigèrent vers la place de la Bastille où ils se séparent.
Le même jour, des inspecteurs surveillèrent le restaurant de La Grande Canette où certains militants déjeunaient régulièrement. À 13 heures, Roger et Suzanne Payen et sa femme sortaient de cet établissement, ils se dirigèrent vers le Château de Vincennes où ils se séparèrent. Suzanne Payen au même endroit, à 13 heures 15 prenait contact avec Suzanne Lacipière, elles se séparèrent à 13 heures 25.
Suzanne Lacipière prenait le métro et descendait à La Bastille où, à 13 heures 40, elle rencontra Bouchaud à l’angle du boulevard Henri IV et du boulevard Bourdon. Ils empruntèrent le boulevard Henri IV et se séparèrent à 13 heures 50 à la station de métro Sully-Morland.
Le 23 février 1943 elle quitta son domicile à 9 heures 25, par le métro, elle se rendit rue de Provence, en face, du n° 62, elle rencontra à 10 heures 10 Yvonne Bertho. Elles se rendirent dans un café, puis allèrent prendre le métro. Le 25 février 1943, Suzanne Lacipière et Robert Weisse quittèrent à 8 heures 40 le 12 rue Gouthière, ils se séparèrent au métro Censier Daubenton.
Suzanne Lacipière a été interpellée le 2 mars 1943 à 10 heures du matin au parc Montsouris par quatre inspecteurs de la BS1 alors qu’elle était en compagnie d’Yvonne Bertho .
Fouillée dans les locaux des Brigades spéciales, elle portait sur elle des documents de l’organisation clandestine. Elle a été Interrogée dans les locaux de la BS1. Elle comparut le 31 mars 1944 devant le Tribunal d’État en compagnie de seize autres inculpés pour avoir « exercé directement ou indirectement une activité ayant pour objet de propager les mots d’ordres émanant ou relevant de la IIIe Internationale Communiste ou d’organismes contrôlés en fait par la IIIe Internationale. » Suzanne Lacipière a été condamnée à sept ans de travaux forcés.
Elle ne fut ni déportée ni internée au camp des Tourelles, très probablement internée dans un autre lieu ou incarcérée jusqu’à la Libération.
Suzanne Lacipière épouse Weisse fut homologuée Internée résistante.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222735, notice LACIPIÈRE Suzanne, Pauline dite Viviane par Daniel Grason, version mise en ligne le 9 février 2020, dernière modification le 9 février 2020.

Par Daniel Grason

Suzanne Lacipière
Suzanne Lacipière

SOURCES : Arch. PPo. 77 W 3101-219674 (dossier Pierre Brossard), 77 W 646-219793, BA 2057, KB 21. – Bureau Résistance GR 16 P 326693. – AD du Cantal numérisé 5 Mi 687/2, acte n°3 du 28 mars 1916

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 156

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément