BIAIS Fernand, Alphonse [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 28 juin 1853 à Laval (Mayenne) ; tourneur sur bois ; anarchiste parisien.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Fernand Biais fut engagé volontaire le 28 juillet 1870, il fit la guerre du 30 août 1870 au 7 mars 1871.
Déclaré bon pour le service lors de la classe 1873, il fit son service militaire au 79e régiment d’infanterie à Laval du 4 janvier 1875 au 22 septembre 1878.
A l’été 1893 Fernand Biais demeurait 87 Faubourg Saint Antoine, puis 34 rue de Citeaux.
Le 11 octobre 1893, l’indicateur dit « correspondant occasionnel » signalait que les anarchistes qui fréquentaient Biais attendaient Laurent dit de la Hubaudière, qui ne donnait pas de ses nouvelles. Ils attendaient son retour pour s’organiser. Ils se promettaient de faire parler d’eux et avaient prévu , le jour de la réception des marins russes à l’Hôtel de ville, d’y jeter des bombes. Le groupe serait composé de 7 ou 8 personnes. Le rapport concluait qu’il fallait surveiller Biais pour connaître les autres membres du groupe et savoir si ce projet était sérieux.
Le 18 octobre 1893, le même indicateur indiquait que le projet d’attentat à l’Hôtel de ville était abandonné, à la suite de désaccords concernant l’organisation d’une contre manifestation.
D’après une note figurant dans une liste d’anarchistes établie le 18 décembre 1893, Biais était en relation avec des faux-monnayeurs et tenait chez lui des « réunions secrètes ».
Le 19 février 1894, Biais avait été perquisitionné et arrêté lors d’une grande rafle. La police avait saisi à son domicile divers journaux anarchistes.
Le 1er juillet suivant il fut de nouveau perquisitionné sans résultat, arrêté et fiché comme anarchiste. Son dossier à la Préfecture de police portait le n° 230.457.
Le 17 août 1895, il perdit un fils, Fernand, âgé de 16 ans, monteur en bronze, né à Toul (Meurthe-et-Moselle). Il demeurait toujours 34 rue de Citeaux, avec sa femme Emma Masson, âgée de 34 ans couturière.
Le 4 avril 1896, il assistait à une réunion familiale organisée par le Libertaire.
Fernand Biais se trouvait sur l’état récapitulatif des anarchistes du 31 décembre 1896, il demeurait 18 rue Trousseau (XIe arr.) et portait la mention « dangereux ». Sur l’état dressé en 1901, il était indiqué comme ayant quitté le département.
Au début des années 1900 il avait été inscrit comme « nomade » à l’état vert n°1 des anarchistes disparus et/ou nomades.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222906, notice BIAIS Fernand, Alphonse [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 14 février 2020, dernière modification le 5 mars 2020.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES :
Archives Nationales F7/12507 — Le Temps 20 février 1894 — Archives de la Préfecture de police BA 78, BA 1500 — Archives départementales de la Mayenne. Registres matricules R1272 Archives de Paris. Etat civil — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine — Notice Fernand, Alphonse Biais du Dictionnaire des militants anarchistes.

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