BOURDIEU André, Paul

Par Audrey Galicy

Né le 2 janvier 1926 à Cazaubon (Gers), exécuté sommairement le 6 juillet 1944 au champ de tir du Pont-Long à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; boucher ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Boucher à Cazaubon dans le Gers, André Bourdieu intégra le Corps Franc Pommiès en tant que chasseur.
Il se trouvait à Portet (Basses-Pyrénées) en juin 1944, en compagnie de 180 camarades, anciens militaires ou hommes recrutés dans le secteur. Le chef du détachement, Jean Milleret (« Carnot »), chef FFI des Landes, s’était installé dans la région avec son état-major, la section de commandement, la section destructions de Robert Vaxelaire, la section d’Emile Dupuy, la compagnie Maulvaux et la section auto. Les 1ers et 2 juillet, De Milleret fut informé d’une attaque possible des troupes allemandes. Il lui fut alors fortement conseillé de changer de cantonnement et de répartir ses hommes, trop nombreux à Portet. La décision de quitter le cantonnement fut prise le 2 juillet au soir. Hélas trop tard.
Le lundi 3 juillet 1944, à 4h00 du matin, un important détachement allemand lourdement armé et parfaitement renseigné, encercla et isola le village. A 6h00, les allemands lancèrent l’attaque. Pour les maquisards, aucune solution de repli n’était possible. Certains s’enfuirent ou se cachèrent dans les bois, les granges, d’autres ripostèrent. L’attaque fut violente et le bilan matériel et humain particulièrement lourd. Neuf maisons furent incendiées, 14 résistants furent tués au combat, 5 habitants du village furent abattus.
Capturé avec une quarantaine de ses compagnons, André Bourdieu fut transporté, enfermé et torturé dans les prisons de la caserne Bernadotte à Pau. Le 6 juillet, le commandant allemand prit la décision d’exécuter les prisonniers. Emmené au champ de tir du Pont-Long, au nord de Pau, André Bourdieu, 18 ans, fut exécuté à la mitraillette et son corps jeté dans une fosse. Il fut inhumé par la suite à Cazaubon.
Il obtint la mention « Mort pour la France ». Son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Cazaubon (Gers), sur le monument commémoratif de Portet et sur le mémorial du CFP à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées). Une rue du village de Cazaubon porte son nom.


Voir Pau (Basses-Pyrénées, actuellement Pyrénées-Atlantiques), champ de tir du Pont-Long, 6 juillet - août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222911, notice BOURDIEU André, Paul par Audrey Galicy, version mise en ligne le 14 février 2020, dernière modification le 20 février 2020.

Par Audrey Galicy

SOURCES : Archives départementales Gers. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes - CERONI, Marcel. Corps Franc Pommiès. Tome 1-2 ; La lutte ouverte, Amicale du Corps Franc Pommiès, 007

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