BÉGOU Joseph, Ferdinand

Par Jacques Girault

Né le 13 avril 1892 à Bruis (Hautes-Alpes), mort le 25 novembre 1969 à La Farlède (Var) ; ouvrier à l’Arsenal maritime ; militant communiste ; conseiller municipal de La Farlède.

Fils de cultivateurs, Joseph Bégou commença son service militaire dans la cavalerie en 1913 et ne fut démobilisé qu’en juillet 1919. Admis directement comme ouvrier charpentier sur bois à l’atelier central de la base aéronautique de Cuers (Var), il y travailla jusqu’en mars 1927, intégré comme ouvrier menuisier à l’Arsenal maritime de Toulon (Artillerie navale, Pyrotechnie).

Célibataire, il habitait La Farlède et militait comme membre du comité de la section communiste de Carnoules qui englobait les communistes de sa commune.

Candidat aux élections municipales de La Farlède sur la « liste du Front populaire » à direction socialiste SFIO, il obtint, le 3 avril 1938, 101 voix sur 340 inscrits et fut élu, le dimanche suivant, avec 132 voix.

Déchu de son mandat le 15, puis le 23 février 1940, licencié de l’arsenal pour raisons politiques le 9 octobre 1940, il partit pour Castellane (Basses-Alpes/Alpes-de-Haute-Provence). Réintégré avec effet rétroactif à la Libération, il fut déclaré inapte pour invalidité (doigts sectionnés), le 26 mars 1946. La cellule communiste de La Farlède, à la Libération, avait donné son accord pour qu’il soit maintenu au conseil municipal, mais la commission communale du Comité départemental de Libération le raya. Devenu membre du comité de la section communiste de Solliès-Pont qui comprenait les cellules de La Farlède, il fabriqua le drapeau de l’organisation locale. Il se maria en février 1953 à La Farlède.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222912, notice BÉGOU Joseph, Ferdinand par Jacques Girault, version mise en ligne le 14 février 2020, dernière modification le 14 février 2020.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var : 2 M 7 35 2, 4 M 59 4 4, 18 M 91, 3 Z 4 19. — Arch. Troisième Région mar : AN5, dossier individuel.— Notes de Georges Durando et de Jean-Marie Guillon.

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