COLLIN Alphonse, Louis

Par Jean-Luc Marquer

Né le 10 janvier 1923 à La-Tronche (Isère), sommairement exécuté le 19 juillet 1944 à Villard-Bonnot (Isère) ; manœuvre de scierie ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant

Alphonse, Louis Collin était le fils d’Alphonse et d’Andrée Grobon.
Son père avait été gazé pendant la première guerre mondiale et mourut jeune. Alphonse Collin devint pupille de la Nation.
Célibataire, il habitait à Allevard (Isère) avec sa mère.
Pour échapper au STO, il se fit engager comme manœuvre à la scierie Millat.
Il montra très tôt un esprit de Résistance, participant, le 11 novembre 1943 à une manifestation interdite.
Il s’engagea dans la Résistance, dans le secteur 6 de l’AS-Isère, participa au ravitaillement des maquis, tant en vivres qu’en matériel, n’hésitant pas à voler des couvertures dans un hôtel accueillant des membres de la L.V.F.. Il faisait également partie d’un groupe franc.
Le 19 juillet 1944, une colonne de soldats allemands venant de Chambéry (Savoie) et se dirigeant vers Grenoble (Isère) effectua une opération de ratissage dans le secteur d’Allevard (Isère). Plusieurs personnes furent arrêtées et embarquées pour Grenoble, dont Alphonse Collin et Georges Ruat.
En arrivant à Villard-Bonnot (Isère), au lieu_dit "Vorz", les Allemands pénétrèrent dans le parc du château de Miribel en emmenant Alphonse Collin et Georges Ruat.
Il les firent marcher entre des rangées de vigne et les fusillèrent dans le dos. Ils furent achevés d’une balle dans la nuque qui qui traversa le crâne et les défigura.
Le jardinier du château, Louis Pouchot-Rouge-Blanc, qui s’était caché derrière une petite haie pour observer ce qui se passait fut surpris et immédiatement passé par les armes.
Selon son camarade Paul qui relata les dernières heures d’Alphonse Collin dans le numéro 136 du bulletin municipal d’Allevard, ce dernier et Georges Ruat auraient été emmenés à Grenoble et interrogés par la Gestapo. Leur situation étant régulière, ils auraient alors été relâchés.
C’est en revenant à Allevard qu’ils auraient à nouveau été arrêtés à Villard-Bonnot puis exécutés.
Alphonse Collin obtint la mention "Mort pour la France", fut homologué résistant membre des Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant.
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur les monuments aux morts d’Allevard et de Villard-Bonnot.


Voir : Villard-Bonnot


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222922, notice COLLIN Alphonse, Louis par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 24 février 2020, dernière modification le 30 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression 3808 W 666 — SHD Vincennes, GR 19 P 38/3 et 38/12 ; GR 16 P 137689 (à consulter) — AVCC Caen, AC 21 P 729697 (à consulter) — L’Allevardin n°136, mai 2016 — Mémoire des hommes — Mémorial Genweb — État civil

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